tuerie

nature
nom féminin
diction
[tyʁi] · 2 syllabes
attesté
1350
usage
4 par million de mots

Sens et définitions

Nom 8

  1. Carnage ; massacre.
    • Je loue toutes ces coïncidences, je m’émerveille de cette tuerie perpignanaise, j’ai envie de rire. Hervé Commère, Les Ronds dans l’eau, Fleuve Noir, 2011, chapitre XXIX
  2. familier Pour dire qu’il y a une foule épaisse, une cohue terrible.
    • « Mais comment venez-vous dans des matinées si nombreuses ? me demanda Gilberte. Vous retrouver dans une grande tuerie comme cela, ce n’est pas ainsi que je vous schématisais. » Marcel Proust, Le Temps retrouvé, 1927
  3. Action de mise à mort d'un animal.
    • C'est de la saucisse de Saint-Gervaix ; je l'ai quêtée en janvier, quelques jours après la grande tuerie des cochons qui se fait au carnaval Ferdinand Fabre, Barnabé, Charpentier, Paris, 1885, page 65
  4. vieilli Abattoir.
    • Faut-il mener deux moutons à la tuerie, bourgeois ? dit le garçon. Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843
4 emplois spécialisés
  1. Musique familier Pour désigner une chose d’une grande qualité et procurant un immense plaisir (principalement dans le domaine de la musique, du jeu vidéo et de la cuisine).
    • Les soufflés au fromage sont une vraie tuerie. Renée a sorti d’on ne sait où six bouteilles de vin blanc que nous vidons les unes après les autres. Martin Winckler, L’École des soignantes, P.O.L, Paris, 2019, page 252
  2. Boucherie Prix de revient de cette opération.
  3. Agriculture Abattoir à la ferme de moins de 10 000 volailles et lapins par an.
    • Les tueries particulières sont recensées par les services vétérinaires qui leur attribuent un numéro d’identification. La France Agricole nᵒ 2938, 31 mai 2002
  4. Boucherie Dans un abattoir, lieu de mise à mort.
    • Peut-être la faible production, c’est-à-dire la faible capacité des tueries, faisait-elle que les activités se déroulaient dans un calme apparent, le personnel ne subissant pas le stress des grands abattoirs où les cadences sont infernales. Jean-Luc Daub, Ces bêtes qu’on abat, L’Harmattan, 2009, ISBN 978-2-296-08424-7

Citation

Le dénoûment [de Bajazet] n'est point bien préparé ; on n'entre point dans les raisons de cette grande tuerie
Madame de Sévigné, 126

Origine du mot

Tuer ; wallon, touwreie ; prov. tuaria. — Littré, 1873

1873 — le Littré

TUERIE s. f. (tû-rie)

1 Carnage, massacre. repris par le Wiktionnaire

  • Le dénoûment [de Bajazet] n'est point bien préparé ; on n'entre point dans les raisons de cette grande tuerie — SÉV., 126
  • Voilà où se fit la tuerie [au passage du Rhin] qu'on aurait, comme vous voyez bien, évitée, si l'on avait su l'envie que ces gens-là avaient de se rendre ; mais tout est marqué dans l'ordre de la Providence — ID., 152

Familièrement et par exagération. N'allez pas là, c'est une tuerie, se dit d'un lieu où il y a une telle foule qu'il est difficile de s'en tirer sain et sauf.

2 Lieu où l'on tue des animaux pour la boucherie. Une tuerie spéciale organisée pour le débit de la viande de cheval.

Historique

XVIe s.

  • Sept cens ou environ de coups d'artillerie Donnerent en la ville sans faire grand turie — MORIN, Siége de Boulogne, p. 12
  • Ils commencerent la tuerie en criant vive la croix — D'AUB., Hist. I, 138
Étymologie

Tuer ; wallon, touwreie ; prov. tuaria.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « tuerie » du Wiktionnaire.

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