zélateur
- nature
- nom masculin
- diction
- [zelatœʁ] · 3 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
- parenté
- zèle
Sens et définitions
Nom 1
-
Celui qui témoigne beaucoup de zèle pour une cause.
- Les philippistes déterminèrent le prince électeur Auguste à donner la sanction légale à un recueil des écrits de Mélanchthon , et , comme il régnait en qualité de tuteur sur Weimar-Iéna, à chasser du pays les zélateurs luthériens Wigand et Hesshus (1573). Johann Adam Möhler, Histoire de l’Église, publiée par le R. P. Gams de l’Ordre de Bénédictins, traduit de l’allemand par l’abbé P. Bélet, Paris : chez Gaume frères & J. Duprey, 1869, vol.3, p. 170
Citation
Le prophète disait : mon zèle me dévore ; mais combien de prétendus zélateurs ou zélatrices pourraient dire : mon zèle, au lieu de me dévorer moi-même, dévore les autres!
Origine du mot
Du latin zelator.
Dans le dictionnaire latin : zelator
1873 — le Littré
ZÉLATEUR, TRICE s. m. et f. (zé-la-teur, tri-s')
1 Celui, celle qui agit avec zèle pour quelque chose ou quelqu'un. encore relevé aujourd’hui
- Le prophète disait : mon zèle me dévore ; mais combien de prétendus zélateurs ou zélatrices pourraient dire : mon zèle, au lieu de me dévorer moi-même, dévore les autres! — BOURDAL., Pensées, Défauts à éviter dans la dévotion, t. I, p. 433
- Ce roi [David] selon le cœur de Dieu, observateur de ses ordonnances, zélateur de sa sainte loi — FLÉCH., Duc de Montaus.
2 autres citations
- Ce ne sont plus ces anciens zélateurs de la liberté, uniquement attentifs au bien public et à la gloire de la nation — ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. VII, p. 54, dans POUGENS
- J'entends les zélateurs de Boileau s'écrier que je lui préfère Ronsard — MARMONTEL, Œuv. t. v, p. 199
Adj.
- Les plus capables, ceux qui tempéreraient le mieux par leurs sages réflexions l'esprit zélateur de l'assemblée [des états généraux], craindront de se commettre avec elle — SAINT-SIMON, 465, 82
2 Membre d'une secte juive qui existait à Jérusalem sous Titus. non relevé aujourd’hui
3 Titre d'office dans quelques ordres religieux, consistant à veiller avec zèle sur la conduite des novices et des jeunes profès.
Zélatrice, nom, parmi les religieuses ursulines, d'un office qui répond à celui de procureur dans les communautés d'hommes.
Historique
XVe s.
- Zelateurs du bien publique — Preuv. sur le meurtre du duc de Bourg. p. 328, dans LACURNE
XVIe s.
- Ciceron, ce grand zelateur du bien publicque — LA BOÉTIE, Servit. vol.
- Aucuns de ces zelateurs inconsiderez ont encore une opinion très mauvaise — LANOUE, 72
Étymologie
Lat. zelatorem, de zelus, zèle.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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