Histoire des mathématiques Discipline
géométrie algébrique
Disciplinebranche des mathématiques étudiant les variétés algébriques et leurs généralisations
Pour comprendre
La géométrie algébrique est un domaine des mathématiques. Les relations du corpus la rattachent à la fois à l’algèbre et à la géométrie. Ces rattachements indiquent sa place entre ces deux domaines, mais la description ne précise pas ses objets, ses méthodes ni ses usages.
Où elle se place
Elle appartient à l’algèbre et à la géométrie.
Cas d’usage
Comptons les points communs à deux courbes. La géométrie algébrique étudie les points définis par des équations polynomiales, faites de sommes et de produits. Elle utilise aussi les nombres complexes, avec \(i^2=-1\).
Prenons le cercle \(x^2+y^2=20\) et la parabole \(y=x^2\). Leurs degrés, les plus grandes sommes d'exposants d'un terme, valent \(2\). Ici, leur produit \(2\times2=4\) donne le nombre de points communs complexes. Remplaçons \(x^2\) par \(y\) :
Pour \(y=4\), on obtient \(x=\pm2\), donc \((2;4)\) et \((-2;4)\) : \(4+16=20\). Pour \(y=-5\), \(x^2=-5\) donne \((\pm i\sqrt5;-5)\). Cela fait bien quatre points, dont deux visibles sur le dessin réel.
Avec \(x^2+y^2=4\), on trouve \(y^2+y-4=0\), puis \(y=(-1\pm\sqrt{17})/2\), soit environ \(1{,}5616\) et \(-2{,}5616\). Il reste quatre points complexes, aucun à coordonnées entières.
Coupons maintenant la sphère \(x^2+y^2+z^2=1\). C'est une surface de dimension \(2\) : on peut s'y déplacer dans deux directions indépendantes. Imposons \(z=1/2\) :
Il reste un cercle, de dimension \(1\), de rayon \(\sqrt3/2\approx0{,}866\). Imposons aussi \(y=0\) : \(x^2=3/4\). Il reste les deux points \((\pm\sqrt3/2;0;1/2)\), de dimension \(0\). Avec \(z=2\), on aurait \(x^2+y^2=-3\) : aucun point réel, mais des points complexes.
Repérons enfin une pointe de courbe. Pour \(F(x,y)=0\), un point singulier annule aussi les dérivées partielles, qui mesurent séparément la variation selon chaque coordonnée. Pour \(F=y^2-x^3\), elles valent \(-3x^2\) et \(2y\) : elles s'annulent seulement en \((0;0)\), la pointe. La courbe passe aussi par \((1;1)\) et \((4;8)\), car \(8^2=64=4^3\).
Pour \(F=y^2-x^3-x\), les dérivées sont \(-3x^2-1\) et \(2y\). Sur les réels, la première ne s'annule jamais : aucune singularité. Le point \((2;\sqrt{10})\) appartient à cette courbe, car \(2^3+2=10\).
Liens
- a compté parmi ses contributeurs
- comprend
- application d'Abel-Jacobi
- calcul de Schubert
- Éléments de géométrie algébrique
- géométrie algébrique dérivée
- géométrie algébrique réelle
- géométrie anabélienne
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- Théorie géométrique des invariants
- topologie de Zariski
Sources
- Rédaction Synapx INTERNE
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