été
- nature
- nom masculin
- diction
- [ete] · 2 syllabes
- usage
- 1860 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
-
La plus chaude des quatre saisons de l’année. Dans l’hémisphère nord, l’été astronomique s’étend du 7 mai au 7 août, le solstice d’été représentant le milieu de l’été. L’été météorologique, qui comprend les mois les plus chauds de l’année, comprend les mois de juin, juillet et août. L’été calendaire français, enfin, s’étend du 21 juin (solstice d’été) au 22 septembre (équinoxe d’automne). Dans l’hémisphère sud, ce découpage correspond à la saison d’hiver.
- C’était l’été austral ; le jeudi 19 novembre, je passai exactement sous le soleil à midi par un ciel sans nuages, sur un océan sans rides. Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929
1 emploi spécialisé
- Climatologie Saison chaude qui, pour l'hémisphère Nord, commence au solstice de juin (21 ou 22) et finit à l'équinoxe de septembre (22 ou 23).
Formes fléchies 1
-
Participe passé du verbe être (utilisable comme verbe auxiliaire).
- Toutes ces peines sont les mêmes que celles qui avaient été prévues par la loi du 13 août 1986. Aimé De Caluwé, Les Pratiques du commerce, Larcier, 2004
Citation
L'été même, à l'instant qu'on liait en faisceaux Les épis jaunissants qui tombent sous la faux, J'ai vu les vents grondants sur ces moissons superbes Déraciner les blés, se disputer les gerbes
Proverbes et citations
Origine du mot
Du moyen français esté, lui-même de l’ancien français esté, issus du latin aestas.
De l’ancien français esté, forme du verbe ester, lui-même issu du latin stare (« rester debout »), apparenté à l’espagnol estar et à l’italien stare. Cette forme dénote une supplétion, car son étymologie est distincte de celle de être.
latin — ab « Ta lettre m'a été remise trois jours après être partie de chez toi »
Dans le dictionnaire latin : aestas
1873 — le Littré
ÉTÉ1 s. m. (é-té)
1 La saison qui suit le printemps et précède l'automne.
Été astronomique ; il commence au 21 juin et finit au 22 septembre. Dans notre hémisphère, l'été commence au passage apparent du soleil par le premier point du signe de l'Écrevisse et finit à son passage par l'équinoxe d'automne. L'été est plus chaud, sous la même latitude, dans l'hémisphère boréal, que dans l'hémisphère austral, parce que le soleil reste huit jours de plus dans le premier.
Été météorologique, qui est le véritable été dans le sens populaire ; il commence du 10 au 15 mai, et va jusqu'au 15 ou 20 août. Salon d'été. Habit d'été.
- Mais, qui l'aurait pensé ? pour comble de disgrâce, Par le chaud qu'il faisait nous n'avions point de glace ; Point de glace, bon Dieu ! dans le fort de l'été, Au mois de juin.... — BOILEAU, Sat. III
- L'été même, à l'instant qu'on liait en faisceaux Les épis jaunissants qui tombent sous la faux, J'ai vu les vents grondants sur ces moissons superbes Déraciner les blés, se disputer les gerbes — DELILLE, Géorg. I
2 autres citations
- Quel siècle ! dit-on vrai ? nos hivers font éclore Des fleurs qu'en nos étés un vent glacé dévore — LEMERC., Frédég. et Brun. II, 5
- J'offrais ma tête nue à l'ardeur des étés — C. DELAV., Paria, III, 4
Familièrement, se mettre en été, quitter les habillements d'hiver et se vêtir légèrement.
2 Le semestre d'été, semestre comprenant les mois d'avril à septembre.
3 L'été de la Saint-Martin, de la Saint-Denis, l'époque de ces fêtes, ainsi nommé, parce que, à ce moment de l'automne, il y a souvent des jours beaux et chauds. non relevé aujourd’hui
Fig. Été de la Saint-Martin, les retours de jeunesse qui prennent quelquefois aux vieillards, et les derniers rayons de beauté des femmes.
4 Grand été, chaleur exceptionnelle du mois d'août due à la grandeur des arcs diurnes que parcourt alors le soleil.
Petit été, celui de la Saint-Martin (11 novembre), dû à la petitesse des rayons vecteurs, c'est-à-dire à la moindre distance où le soleil est alors de la terre.
5Fig. et poétiquement. L'été de la vie, de l'âge, l'époque de force et de maturité qui suit la jeunesse. non relevé aujourd’hui
- J'étais encor dans mon été, Quand cette noire déité Me fit du fleuve de Léthé Passer la rive malheureuse — VOLT., Ép. XII
Il se dit quelquefois en poésie pour année.
6 Pas d'été, ou, simplement, l'été, figure de contredanse, la seconde des cinq figures qui composent le quadrille ordinaire. L'été exige vingt-quatre mesures, et comprend les pas suivants : un cavalier et la dame vis-à-vis font : 1° en avant deux et en arrière ; 2° à droite et à gauche ; 3° un traversé ; 4° un à droite et à gauche ; 5° ils reviennent à leurs places et balancent quatre avec leurs partenaires ; 6° ils finissent par un tour de main. Depuis plusieurs années, c'est-à-dire depuis qu'on ne danse plus dans les salons, cette figure était altérée dans sa seconde moitié, c'est-à-dire qu'après avoir fait le traversé, le cavalier et la dame refaisaient exactement pour retourner à leurs places ce qu'ils avaient fait d'abord, savoir : 7° en avant deux et en arrière ; 8° à droite et à gauche ; 9° un traversé qui les ramenait à leurs places. Enfin aujourd'hui l'été est encore plus altéré : on fait deux fois en avant quatre et en arrière, puis les deux couples traversent ; après quoi ils font encore deux fois en avant quatre et en arrière, et reviennent à leurs places par un second traversé. non relevé aujourd’hui
Historique
XIe s.
- Ce est en mai au premier jour d'ested — Ch. de Rol. CLXXXV
XIIe s.
- Quand li estés et la douce saisons Font feuille et flor et les prés raverdir — Couci, XII
- Mais cil faus amoureus d'esté N'aiment fors quant talent lor prent — ib. p. 121
XIVe s.
- Bien sembloient qu'il avoient esté En grant peine yver et aisté — Liv. du bon Jehan, v. 2816
XVIe s.
- Quand en esté le haut coq boit, la pluye soudain vient et paroist — LEROUX DE LINCY, Prov. t. I, p. 98
- Printemps humide avec esté chasse des biens bonté, planté [abondance] — ID., ib.
1 autre citation
- Si l'hiver est surchargé d'eau, l'esté n'en sera que plus beau — ID., ib.
Étymologie
Wallon, osté ; Berry, sté, asté, sécheresse ; bourguign. étai ; provenç. estat, s. f. ; ital. state, estate ; du latin æstatem, du radical æst qui est dans æstus, chaleur, et dans le grec αἴθειν, brûler, identique avec le sanscrit idh, allumer.
ÉTÉ2 part. passé (é-té)
du verbe être (voy
ce mot). non relevé aujourd’hui
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (profondeur)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « été » du Wiktionnaire.