aboyeur

nature
nom masculin
diction
[abwajœʁ] · 3 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots
parenté
aboyer

Sens et définitions

Nom 6

  1. figuré Celui qui fatigue par des criailleries importunes, par des injures.
    • Eux, les aboyeurs, vont commencer à l'approuver lorsque précisément nous cesserons de le faire. André Gide, avant-propos de Retour de l'U.R.S.S., 1936
  2. Celui qui, à la porte des théâtres, hôtels, cafés, restaurants, magasins, etc., appelle les voitures ou attire les clients.
    • Aboyeur dans la rue, affiches clignotantes, le beau linge qui s’encanaille. Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, page 49
  3. Nomenclateur, huissier qui annonce à voix haute le nom des visiteurs.
    • l’huissier (qu’on appelait dans ce temps-là « l’aboyeur ») de Mme de Guermantes. Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Sodome et Gomorrhe, 1922
3 emplois spécialisés
  1. Chasse Chien qui aboie à la vue du sanglier, sans en approcher.
    • Personne pour l'aider, rien que les chiens, de terribles aboyeurs qu'Alfio revoyait parfaitement. Edmonde Charles-Roux, Oublier Palerme, Grasset, 1966
  2. Cuisine Cuisinier se tenant au passe d'un restaurant pendant le service, annonçant à voix haute les plats et vérifiant la bonne exécution des commandes.
  3. Généralités Personne chargée de crier à la cuisine les commandes reçues de la salle. Le chef remplit parfois cette fonction. Quand ce n'est pas le cas, l'aboyeur relève du chef.

Adjectif 1

  1. Qui aboie ou pousse des cris semblables à des aboiements.
    • Les conquérants espagnols ont soumis les empires d’Amérique du Sud en partie grâce à de grands chiens aboyeurs et féroces. Pierre Schulz, Consolation par le chien : De la caninisation, PUF, 2010

Citation

Quelque Fréron.... Vient l'entamer de sa dent mercenaire ; à l'aboyeur il reste abandonné
Voltaire, Ép. LXXX.

1873 — le Littré

ABOYEUR s. m. (a-bo-ieur ou aboi-ieur ; la prononciation n'est pas fixée)

1Terme de chasse. Sorte de chiens qui aboient à la vue du sanglier sans en approcher. encore relevé aujourd’hui

2Fig. Celui qui poursuit ardemment une chose. Un aboyeur de successions.

3 Celui qui fatigue par des criailleries, par des importunités pressantes. Il a beaucoup d'aboyeurs ; ce sont ses créanciers. Ce critique n'est qu'un aboyeur. C'est un terrible aboyeur. encore relevé aujourd’hui

  • Quelque Fréron.... Vient l'entamer de sa dent mercenaire ; à l'aboyeur il reste abandonné — VOLT., Ép. LXXX.

4 Crieur qui se tient à la porte des théâtres pour appeler les voitures, et aussi crieur qui dans les rues vend des complaintes, des nouvelles, etc. encore relevé aujourd’hui

5 Adjectivement. Des dogues aboyeurs

Rien n'empêche d'employer aboyeur au féminin : aboyeuse.

Historique

XIIIe s.

  • Se l'une estoit maistre abaeresse [aboyeuse], Et l'autre maistre lecharesse [gourmande], Moult furent bien les deux d'un cuer [cœur] — Ren. 137

XVIe s.

  • Une meutte de chiens, de limiers, des aboieurs, des chiens pour le fauve — D'AUB., Faen. I, 5
  • Ils chassent seulement avec la arquebuse ou arbalestre et l'abboyeur — CARL., IV, 12

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « aboyeur » du Wiktionnaire.

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