accusation
- nature
- nom féminin
- diction
- [akyzasjɔ̃] · 4 syllabes
- usage
- 18 par million de mots
- parenté
- accuser
Sens et définitions
Nom 4
-
Action en justice par laquelle on accuse quelqu’un.
- Une accusation de complot contre la vie de Napoléon III fut abandonnée par prudence ; l’idée était dans l’air, on craignait d’évoquer l’événement. Louise Michel, La Commune, Paris : P.-V. Stock, 1898, p.22
-
Tout reproche, de toute imputation qu’on fait à une personne de quelque faute, de quelque défaut que ce soit.
- Plus tôt cette année, le parti avait dû répondre à des accusations de violences sexuelles visant Éric Coquerel et Taha Bouhafs. journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 19 septembre 2022, page 4
2 emplois spécialisés
- Vocabulaire général Reproche fait à quelqu'un d'avoir commis une action blâmable.
- Droit pénal Action de déférer à la justice un individu qui a commis un délit prévu au code pénal.
Citation
Nous entendons tous les jours des pécheurs qui mêlent à l'accusation de leurs fautes les maximes du siècle et le langage des passions
Origine du mot
Provenç. accusation ; espagn. acusacion ; ital. accusazione ; de accusatio, de accusare, accuser. Dans l'ancien français, on ne se servait guère que d'accusement dont les exemples abondent. Accusement a été employé jusque dans le XVIe s. : — Littré, 1873
1873 — le Littré
ACCUSATION s. f. (a-ku-za-sion ; en poésie, de cinq syllabes)
1 Action en justice par laquelle on accuse quelqu'un. Les chefs d'accusation. Accusation d'empoisonnement. Intenter une accusation contre quelqu'un. Dresser une accusation. Par son éloquence, l'avocat ruina l'accusation. Il se lava de l'accusation de péculat. Il défendit aux tribunaux d'admettre les accusations de fourberie. repris par le Wiktionnaire
- L'accusation qu'il suscita contre cet ecclésiastique — PASC., Prov. 16
2 Toute espèce de reproche, d'imputation. Ne prêtons pas l'oreille aux accusations. Il fut indisposé contre moi par des accusations mal fondées. encore relevé aujourd’hui
- Former des accusations contre quelqu'un — BOILEAU, Sat. XII, avertiss.
3 Au sens passif, l'accusation de quelqu'un, l'accusation dont il est l'objet.
- Encore que ses accusations soient incessamment aux oreilles de V. M. ... — PELLISSON, II, 161
4 Action de révéler, de confesser.
- Nous entendons tous les jours des pécheurs qui mêlent à l'accusation de leurs fautes les maximes du siècle et le langage des passions — MASS., Carême, Confession.
Historique
XIIIe s.
- Verités est que toutes accusations de foy, à savoir mon qui croit bien en le [la] foy et qui non, la conoissance en appartient à sainte Eglise — BEAUMANOIR, II, 2
XVIe s.
- Le peuple ayant mis en justice d'accusation capitale ses capitaines — MONT., I, 3
Étymologie
Provenç. accusation ; espagn. acusacion ; ital. accusazione ; de accusatio, de accusare, accuser. Dans l'ancien français, on ne se servait guère que d'accusement dont les exemples abondent. Accusement a été employé jusque dans le XVIe s. : Quant à accusation cité plus haut de Beaumanoir, c'est une forme faite directement sur le latin et non un mot d'origine. La forme d'origine eût été acusaison, comme raison, oraison, etc.
- Le riche dessous toy ne craint point que son bien Par faux accusement ne demeure plus sien — RONS., 857
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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