apostume
- nature
- nom masculin
- diction
- [apɔstym] · 3 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
-
Grosseur extérieure qui suppure.
- Des gommes s’accumulaient le long des écorces, comme des apostumes par les fentes desquelles couraient les résines ; aux branches s’ouvraient des plaies pareilles à des bouches, à des flans ébrasés et spumants. Camille Lemonnier, Un mâle, Marabout, 1977, page 201
1 emploi spécialisé
-
Médecine
Tumeur extérieure qui suppure.
- C’est pas exactement de la parole, maintenant, c’est comme si je saignais. C’est comme d’un mauvais apostume que j’ai crevé du couteau et qui saigne du sang et du pus ; voilà ma parole de ce soir, voilà. C’est du mal qui s’en va. Jean Giono, Un de Baumugnes, Grasset, 1929
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe apostumer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe apostumer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe apostumer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe apostumer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe apostumer.
Citation
Il ne me persuada pas [le duc de Noailles] contre ce que je savais, mais je crus sage de ne pas presser une telle apostume
Origine du mot
Du latin apostema, même sens.
Dans le dictionnaire latin : apostema
1873 — le Littré
APOSTUME s. f. (a-po-stu-m')
1 Abcès. (Des éditions portent un apostume).
- J'ai, dit la bête chevaline, Une apostume sous le pied — LA FONT., Fabl. V, 8
2Fig. non relevé aujourd’hui
- Il ne me persuada pas [le duc de Noailles] contre ce que je savais, mais je crus sage de ne pas presser une telle apostume — SAINT-SIMON, 378, 149
- Je suis ravi de vous voir en colère, c'est signe que j'ai mis le doigt sur l'apostume — ID., 390, 6
Il faut que l'apostume crève, se dit figurément de quelque chose qui doit éclater.
Remarque
L'Académie fait ce mot masculin. Mais tous les auteurs anciens et modernes et les dictionnaires de Furetière et de Richelet le font féminin.
Historique
XIIIe s.
- Sire, ne sai quel maladie, Ou fievre ou goute ou apostume — la Rose, 14561
- Je envoiai querre ma gent, et leur di que je estoie mort, que j'avoie l'apostume en la gorge — JOINV., 240
1 autre citation
- Car cil qui d'autri bien se duelent et mal paient, De mortel apostume navrent leurs cuers et plaient — J. DE MEUNG, Test. 1067
XIVe s.
- Si comme le medecin conseille se il guerira l'empostume par evacuacion et par prendre medecine — ORESME, Eth. 68
XVe s.
- Si lui prit une grosse apostume au corps — FROISS., II, III, 85
- J'ay une apostume en la gorge — la Passion de N. S. J. C
XVIe s.
- Ce venerable Ilot fut averti De quelque argent que m'avez departi Et que ma bourse avoit grosse apostume — MAROT, Ép. au roi pour avoir été dérobé par mon valet.
- Une apostume — M. DU BELL., 476
Étymologie
Berry, postume, pus, sanie. Apostume par corruption pour apostème (voy. ce mot). Mortel apostume dans J. de Meung est au féminin, suivant l'ancienne règle des adjectifs, et ne fait point exception au genre usité chez les autres auteurs.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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