Brouillard avec une visibilité supérieure à un kilomètre, surtout en parlant des brouillards de mer.
Toujours plane une brume sur cette mer.Victor Hugo, Orient. 1.
Brouillard qui ne dépose aucune humidité.
Si quelque brume obscurcit votre aurore, Leur disait-on, attendez le soleil.Pierre Jean de Béranger, Suicide.
figuré Ce qui empêche l’entendement ou la conscience d’une chose.
Arsène André perçait enfin la brume de ce préambule. Ah ! ah ! l’hypocrisie hargneuse le circonvenait comme un filet de chasse ; […].Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958
2 emplois spécialisés
Microbiologie et parasitologie
Moisissure Sporendonema epizoum qui se développe à la surface du poisson salé et qui se présente sous forme de points bruns ou noirs dégageant une odeur bien particulière.
Physique de l'atmosphère
Suspension dans l'atmosphère de microscopiques gouttelettes d'eau ou de particules hygroscopiques humides, réduisant la visibilité à la surface du globe.
Formes fléchies
4
Première personne du singulier de l’indicatif présent de brumer.
Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de brumer.
Première personne du singulier du subjonctif présent de brumer.
Troisième personne du singulier du subjonctif présent de brumer.
Citation
Si quelque brume obscurcit votre aurore, Leur disait-on, attendez le soleil
Pierre-Jean de Béranger, Suicide.
Origine du mot
Du latin bruma (« solstice d'hiver, hiver, temps froid »).
Brouillard, surtout en parlant des brouillards de mer. Les brumes épaisses qui règnent dans les mers des régions arctiques. encore relevé aujourd’hui
Toujours plane une brume Sur cette mer.... — V. HUGO, Orient. 1
Brume sèche, brouillard qui ne dépose aucune humidité.
Fig. et poétiquement.
Si quelque brume obscurcit votre aurore, Leur disait-on, attendez le soleil — BÉRANG., Suicide.
Historique
XIVe s.
Si que ces tempestes cesserent, Mais tels brumes i engendrerent, Telz ordures et telz fumées, Qui ne furent gueres amées — MACHAULT, p. 72
XVIe s.
Sept jours devant et sept jours après brume [le solstice d'hiver], jamais n'y ha sus mer tempeste — RABEL., dans LACURNE SAINTE-PALAYE
Cela estoit au temps de la brume, environ le quatorzieme decembre, au solstice hyvernal, lorsque le soleil est au tropic du capricorne — Alector, roman, p. 75, dans LACURNE SAINTE-PALAYE
Étymologie
Provenç. bruma ; catal. broma ; espagn. et ital. bruma ; walaque, brumë, givre ; bas-bret. brumen, brouillard ; de bruma, solstice d'hiver, hiver (les étymologistes latins tirent bruma de brevissuma, brev-u-ma, le jour le plus court). On conçoit comment bruma, l'hiver, a donné son nom à la brume. Déjà dans les Gloses d'Isidore brumosus se trouve avec le sens de pluvieux.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0).Édition papier :
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