aspiration
- nature
- nom féminin
- diction
- [aspiʁasjɔ̃] · 4 syllabes
- usage
- 5 par million de mots
- parenté
- aspirer
Sens et définitions
Nom 6
-
Action d’attirer l’air extérieur dans ses poumons.
- Il procédait à de profondes aspirations puis rejetait l'air en produisant une espèce de sifflement particulier […]. Ce sifflement est, je crois, particulier aux plongeurs tuamotus […]. Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929
-
figuré Action de porter ses désirs vers un objectif élevé.
- Au moment des luttes politiques, les électeurs du Léon, encadrés par leurs prêtres, font, grâce à leur discipline, échec aux aspirations sociales des populations citadines. Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931
4 emplois spécialisés
-
Art
Action par laquelle une pompe élève l’eau en faisant le vide.
- Cette pompe agit par aspiration. Tuyau d’aspiration.
-
Linguistique
Manière de prononcer en aspirant.
- Dans plusieurs mots, l’H se prononce avec aspiration. Les Allemands font un usage fréquent de l’aspiration.
- Pompes Tuyau d'admission d'une pompe ou d'un compresseur.
- Vocabulaire général Action de porter ses désirs vers (un idéal).
Citation
Tant d'aspirations vers son Dieu répétées, Tant de foi dans la mort, tant de vertus jetées En gage à l'immortalité
Origine du mot
Du latin aspiratio.
Dans le dictionnaire latin : aspiratio
1873 — le Littré
ASPIRATION s. f. (a-spi-ra-sion ; en poésie, de cinq syllabes)
1 Action d'aspirer. L'aspiration de l'air dans le poumon. L'aspiration de l'eau par la pompe. encore relevé aujourd’hui
2Fig. Mouvement de l'âme vers Dieu ; élans du cœur vers les choses élevées. encore relevé aujourd’hui
- Tant d'aspirations vers son Dieu répétées, Tant de foi dans la mort, tant de vertus jetées En gage à l'immortalité — LAMART., Harm. III, 7
3Terme de grammaire. Prononciation aspirée d'une voyelle. encore relevé aujourd’hui
4 En musique, défaut du chanteur qui consiste à mettre un h devant les voyelles et quelquefois même devant les consonnes. Se prend aussi en bonne part, lorsque le chanteur emploie une espèce de soupir léger pour orner son chant, ou lorsqu'il sait prendre adroitement sa respiration de manière à prolonger la tenue et la progression de la voix.
Sorte d'agrément sur le clavecin.
Historique
XIIe s.
- Par la repunse [cachée] parole puet l'om entendre l'aparlement de la divine aspiration — Job, 477
Étymologie
Provenç. aspiratio ; espag. aspiracion ; ital. aspirazione ; de aspirationem, de aspirare (voy. ASPIRER).
Supplément au dictionnaire
ASPIRATION. - HIST. Ajoutez :
XVIe s.
- Nous disons sans apostrophe le haren, la haulteur.... et si ces mots se proferent sans grande aspiration, la faulte est enorme — ÉT. DOLET, dans LIVET, la Gramm. franç. p. 112
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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