bémol

nature
nom masculin
diction
[bemɔl] · 2 syllabes
usage
2 par million de mots

Sens et définitions

Nom 3

  1. Symbole graphique (♭) appartenant à la famille des altérations. Placé à la clef ou devant une note sur une partition de musique, il indique que la hauteur naturelle de la note associée à ce bémol doit être abaissée d’un demi-ton chromatique.
    • Si j’avais le bonheur de savoir comme quoi un bémol de plus à la clef peut rendre un quatuor de flûtes et de bassons plus partisan du Directoire que du Consulat et de l’Empire, je ne parlerais plus, je chanterais éternellement. Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835
  2. figuré Modérateur de satisfaction, d’enthousiasme.
    • Petit bémol : ces écouteurs ne sont pas multipoints. journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 12 septembre 2022, page 10
1 emploi spécialisé
  1. Généralités Signe altératif accidentel en forme de b abaissant d'un demi-ton chromatique la note devant laquelle il est placé.

Adjectif 1

  1. Qui est abaissé d’un demi-ton chromatique.
    • Quand le mi bémol fit son entrée dans le salon, le do et le sol le considérèrent comme une tierce personne. André Gide, Journal 1889-1939, Bibliothèque de la Pléiade, Éditions Gallimard, 1951, page 341

Citation

Vit-on jamais un âne essayer des bémols, Et se mêler au chant des tendres rossignols ?
Jean-François Regnard, Fol. amour. II, 17

Origine du mot

Du latin médiéval b molle, « b mou », b désignant la note si ou si bémol, selon le cas (ce qui est encore le cas dans de nombreux pays). L'hésitation entre les deux sens de la lettre B existe encore : selon la norme anglaise, B = si, alors que dans la norme allemande, B = si bémol (tandis que H = si). → voir bécarre

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

BÉMOL s. m. (bé-mol)

Caractère de musique en forme de petit b (b), placé au devant d'une note pour indiquer qu'on doit la baisser d'un demi-ton. Mettre un bémol devant une note. encore relevé aujourd’hui

  • Ce bémol est-il fin, et va-t-il bien au cœur ? — REGNARD, Distrait, II, 7

Par extension, note douce à entendre.

  • Vit-on jamais un âne essayer des bémols, Et se mêler au chant des tendres rossignols ? — REGNARD, Fol. amour. II, 17
  • On me soutient que leur musique [des rossignols] Cède aux bémols des Monsignis — VOLT., Ép. 97
1 autre citation
  • Ô muse.... Laisse-moi là Phébus chercher son aventure, Laisse-moi son bémol, prends la clef de nature — RÉGNIER, Sat. X

Adj. Si bémol. Le ton de mi bémol.

Historique

XVIe s.

  • Si elle ne se peut avoir par nature, ce sera par B carré ou B mol — YVER, p. 559
Étymologie

B, et mol (voy. MOU). Bemollis est dans des textes fort anciens (voy. DU CANGE), et opposé à bedurum ou bequadratum. Le bémol est considéré comme atténuant, amollissant ; de là le nom. B, dans la série des lettres prises comme indiquant les sept notes de la gamme, indique le si ; c'est la première note qu'on ait eu l'occasion de baisser d'un demi-ton, et, à cause de la douceur de ce si abaissé, on l'a nommé b mol, nom qui s'est ensuite étendu à toutes les notes, dans un sens pareil (voy. BÉCARRE).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « bémol » du Wiktionnaire.

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