bigne

nature
nom féminin
diction
[biɲ] · 1 syllabe
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 3

  1. Variante de beigne.
    • Et une foys il se feit une bigne, Bien m'en souvient, à l'estal d'un boucher. Villon, Le Grand Testament, 1461
  2. Berger, bergère ^([1]).
    • Ce fantôme était un berger — un « bigne », comme on dit en patois. … Alors, le « bigne » revenait tout le temps pour se plaindre, et il cherchait son trésor sans jamais le retrouver. Michel Lascaux, Contes et légendes de Bretagne, Éditions France-Empire, 1985, ISBN 9782704804009
  3. argot Prison. absent du Littré
    • Et on le faisait chanter et il avait goûté du bigne ? Moi, j’avais trouvé ça plutôt marrant, l’instant d’émotion passé. Léo Malet, rats de Montsouris, Robert Laffont, Paris, 1955

Formes fléchies 5

  1. Première personne du singulier du présent de l’indicatif de bigner.
  2. Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de bigner.
  3. Première personne du singulier du présent du subjonctif de bigner.
  4. Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de bigner.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de bigner.

Origine du mot

Berry et lorrain, beugne ; romagnol, bogna ; milanais, bugn ; sarde, bugnu ; provenç. mod. bougno. Origine incertaine. Il y a dans le germanique : anc. haut-allem. bungo ; moyen haut-allem. bunge ; anc. nord, bûnga ; anc. angl. bung, avec bunny, tumeur. Ces mots, d'après Diez, auraient donné bonga, bongue. Mais ne pourrait-on pas voir dans bunny le moyen terme qui ferait comprendre comment le mot roman a pu sortir du mot germanique ? — Littré, 1873

1873 — le Littré

BIGNE s. f. (bi-gn')

Tumeur à la tête qui provient d'un coup. Vieux. non relevé aujourd’hui

Historique

XVe s.

  • Et une fois il se feit une bigne, Bien m'en souvient, à l'estal d'un boucher — VILLON, Grand test. Ball. et orais.

XVIe s.

  • Puis il trepigne et se fait une bigne ; Comme une guigne estoit rouge son nez — MAROT, II, 352
  • Il se faisoit à tout coup une bigne au front — DES PÉRIERS, Contes, LXXIX.
Étymologie

Berry et lorrain, beugne ; romagnol, bogna ; milanais, bugn ; sarde, bugnu ; provenç. mod. bougno. Origine incertaine. Il y a dans le germanique : anc. haut-allem. bungo ; moyen haut-allem. bunge ; anc. nord, bûnga ; anc. angl. bung, avec bunny, tumeur. Ces mots, d'après Diez, auraient donné bonga, bongue. Mais ne pourrait-on pas voir dans bunny le moyen terme qui ferait comprendre comment le mot roman a pu sortir du mot germanique ?

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « bigne » du Wiktionnaire.

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