insigne
- nature
- nom masculin
- diction
- [ɛ̃siɲ] · 2 syllabes
- usage
- 6 par million de mots
Sens et définitions
Nom 5
-
Marque distinctive d’un grade, d’une dignité.
- Près du catafalque, surmonté des insignes pontificaux, les prêtres qui avaient assisté Monseigneur durant l’oblation du Saint Sacrifice, alternaient avec lui la récitation des prières liturgiques. G. Dedoué, « Échos et Bruits », dans les Annales de la Mission de N.-D. de Sion en Terre Sainte, n° 80, Paris : Imprimerie Devalois, 1897, p. 14
-
Ce qui sert à distinguer les membres de tel ou tel groupement.
- Bientôt, Bert fit l’emplette d’un complet de cycliste, avec la casquette, l’insigne et tous les accessoires. H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 12 de l’édition de 1921
3 emplois spécialisés
- Tenue militaire Symbole ou emblème héraldique servant à distinguer un service, une formation ou une unité.
- Vocabulaire général Signe distinctif de l'appartenance à un groupe ou de l'adhésion à une cause, qu'on porte généralement à son vêtement.
- Vocabulaire général Marque extérieure et distinctive d'une dignité, d'une fonction, d'un grade.
Adjectif 3
-
Qui s’impose à l’attention par son caractère.
- Comment ne sentez-vous pas que faire une scène sans preuves suffisantes, à M. Valenod, est la plus insigne des maladresses ? Stendhal, Le rouge et le noir, 1830, réédition Gallimard, 2020, page 203
-
Qui s’impose ; que l’on met en valeur.
- Le président du Brésil, à qui revenait l’insigne honneur de prononcer le premier discours de la session, est alors en grande forme. Bruno Meyerfeld, Qui est Ysani Kalapalo, « l’Indienne de Bolsonaro » ?, Le Monde. Mis en ligne le 7 octobre 2019
-
Il se prend en mauvaise part, en parlant des choses et des personnes.
- Êtes-vous conscients qu’en ne me disant rien vous êtes d’une cruauté insigne ? Amélie Nothomb, Attentat, Éditions Albin Michel, Paris, 1997, p. 45
Citation
Ton arrogance insigne Ne mériterait pas qu'on te fit cet honneur
Origine du mot
Pour l’adjectif, du latin insignis (« reconnaissable »), pour le nom, du latin insigne.
Dans le dictionnaire latin : insignis
1873 — le Littré
INSIGNE1 adj. (in-si-gn')
1 Qu'on distingue à quelque signe remarquable ; digne d'être remarqué, d'être distingué en bien ou en mal, en parlant des choses. encore relevé aujourd’hui
- Rigueur insigne — TRISTAN, Mariane, II, 2
- S'il a cette vertu, cette valeur insigne — CORN., Nicom. II, 3
8 autres citations
- Malheur insigne — MAIRET, Soliman, I, 5
- Et par cet apologue insigne entre les fables — LA FONT., Fabl. III, 2
- Mais si l'on peut prétendre à cet honneur insigne — RAC., Théb. V, 3
- Hélas ! d'où nous viendra cette insigne faveur ? — ID., Athal. III, 7
- Ton arrogance insigne Ne mériterait pas qu'on te fit cet honneur — VOLT., Tancr. III, 6
- Il aurait dû périr par un supplice insigne — ID., Triumv. IV, 6
- Joyeuse né d'un sang chez les Français insigne — ID., Henr. III
- Je vous entends, mes fils ; en ces combats insignes, Vous jurez de briller entre tous mes guerriers — GILB., la Mort de Louis X
Il se dit particulièrement de quelques églises collégiales qui, sans jouir des priviléges des églises cathédrales, étaient supérieures à d'autres collégiales. L'insigne église de....
2 Il se dit dans le même sens, en parlant des personnes. Un personnage insigne par ses services.
- Il y respectera la vertu la plus digne Dont l'épreuve ait jamais fait une femme insigne — ROTR., Venceslas, II, 2
Insigne pris absolument ne s'accole guère qu'à des noms exprimant un vice, un défaut, et dès lors a une signification défavorable. Un insigne fripon.
- Ses soins ne purent faire Qu'elle échappât au temps, cet insigne larron — LA FONT., Fabl. VII, 5
- Ce fut un sot en son temps très insigne — ID., Mandr.
1 autre citation
- Où ne se glorifie-t-on pas de ces damnables victoires [sur les femmes], où ne célèbre-t-on pas ces insignes corrupteurs de la pudeur qui font gloire de tendre des piéges si sûrs que nulle vertu n'échappe à leurs mains impures ? — BOSSUET, Concupisc. 16
Historique
XVIe s.
- Faire quelque insigne poltronnerie — Nuits de Straparole, t. II, p. 128, dans LACURNE
- Un voleur insigne — MONT., II, 130
Étymologie
Lat. insignis, de in, en, dans, et signum, signe, marque.
INSIGNE2 s. m. (in-si-gn')
Marque distinctive de grades, de dignités, etc. On avait placé sur le cercueil les insignes du défunt. Les insignes de la royauté. encore relevé aujourd’hui
Il ne s'emploie guère qu'au pluriel.
Historique
XIIIe s.
- Se plus de le [la] moitié du seel [sceau] est depeciés ou perdus ou deffaciés, qu'on n'i connoisse lettres ne ensengnes, le [la] lettre doit estre de nule valeur — BEAUMANOIR, XXXV, 11
XVe s.
- Le cardinal la Ballue receu à Lion avec les insignes de legat — GODEFROY, Observ. sur Charles VIII, p. 441, dans LACURNE
Étymologie
Lat. insigne, insigne, marque (voy. INSIGNE 1).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (cibles)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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