calèche

nature
nom féminin
diction
[kalɛʃ] · 2 syllabes
attesté
1656
usage
5 par million de mots

Sens et définitions

Nom 11

  1. Type de voiture hippomobile de promenade à quatre roues munies de ressorts et composée d'un siège extérieur à l'avant pour le conducteur et de quatre places arrières en vis-à-vis et ordinairement découvertes avec une capote repliable pouvant les protéger.
  2. Je te suppose riche, mon cher Guillaume. Tu montes dans ta calèche de voyage; ton valet de chambre occupe le siége; on attelle deux chevaux de poste. — (Amable Tastu, Voyage en France, Tours : chez A. Mame & Cⁱᵉ, 1846, p. 7)
  3. À ma prière, mon père m’a donné le plus joli attelage qu’il soit possible de voir à Paris : deux chevaux gris-pommelé et une calèche de la dernière élégance. — (Honoré de Balzac, Mémoires de deux jeunes mariées, Chapitre 17)
  4. Il doit être là-bas, près des écuries où l’on attelle les chevaux à la calèche. — (Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski, Carnet d’un inconnu)
  5. La calèche choisie par le poète et louée pour un mois, était assez jolie, elle pouvait servir à quelques promenades. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
  6. De tous les pays circonvoisins, des campagnes et des villes, malades et infirmes, paralytiques, culs-de-jatte et pieds-bots accouraient dans des carrioles, dans des calèches, sur des ânes, sur leurs moignons calleux. — (Octave Mirbeau, Rabalan,)
  7. vieilli Ancienne coiffure de femme.
  8. Voiture à ressort et à quatre roues, fort légère et ordinairement découverte sur le devant.
  9. Coiffure de femme qui se repliait sur elle-même.
2 emplois spécialisés
  1. Tourisme Voiture à cheval, découverte, à quatre roues, munie d'une capote mobile à soufflet à l'arrière, et d'un siège surélevé à l'avant.
  2. Coiffure Sorte de haut capuchon monté sur des arceaux qui pouvaient se replier comme la capote d'une voiture.

Citation

Marquis, allons au Cours faire voir ma calèche, Elle est bien entendue, et plus d'un duc et pair En fait à mon faiseur faire une de même air
Molière, Fâch. I, 1

Origine du mot

Du moyen français calege ou calesse, de l’allemand Kalesche. L’allemand vient du polonais kolasa, kolaska (« coche »), apparenté au russe колесо, koleso (« roue, voiture »), коляска, koljáska (« landau, coche »), pays d’où sont issus ces moyens de transport.

Formes apparentées 3 langues · 17 pays

Racine commune : Kalesche (de), calege (frm)

Les langues

Les langues où la racine a laissé une forme, et cette forme. Le sens, lui, a pu changer en route.

  • italien calesse
  • norvégien bokmål kalesje
  • norvégien nynorsk kalesje

Les pays où l'une de ces langues se parle

Un pays figure ici dès qu'une de ces langues s'y parle, même en minorité — la liste est donc large par nature.

  • Allemagne calesse (it)
  • Australie calesse (it)
  • Autriche calesse (it)
  • Brésil calesse (it)
  • Canada calesse (it)
  • Croatie calesse (it)
  • France calesse (it)
  • Italie calesse (it)
  • Malte calesse (it)
  • Norvège kalesje (nb), kalesje (nn)
  • Royaume-Uni calesse (it)
  • Saint-Marin calesse (it)
  • Slovénie calesse (it)
  • Suisse calesse (it)
  • Svalbard et Jan Mayen kalesje (nb)
  • État de la Cité du Vatican calesse (it)
  • États-Unis calesse (it)

Liens de sens

Terme générique

a type

Dérivés

caléchier marque à la calèche

Associés

cocher isvostchik

Prononciation

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « calèche » du Wiktionnaire.

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