calme
- nature
- nom masculin
- diction
- [kalm] · 1 syllabe
- attesté
- 1401
- usage
- 157 par million de mots
Sens et définitions
Nom 5
- Absence de bruit, de mouvement.
-
État de sérénité d’une personne.
- Le calme et la monotonie, jamais ennuyeuse cependant, de cette existence au grand air provoquaient en moi une sorte d’assoupissement intellectuel et moral très doux, un apaisement bienfaisant. Isabelle Eberhardt, Dans la dune
3 emplois spécialisés
-
Marine
Bonace.
- Pendant mon séjour dans la zone des calmes, de nombreuses algues étaient venues s’attacher à la coque du Firecrest. Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929
- Physique de l'atmosphère Absence de mouvement d'air ou de vent dont la vitesse est inférieure à un nœud (force 0 de l'échelle Beaufort).
- Météorologie Qualifie ce qui est abrité de l'action directe des vents, de la houle et des vagues.
Adjectif 2
-
Qui est sans turbulence, sans agitation, tant au sens physique que moral.
- Les affaires sont calmes, il se fait peu d’affaires.
- Qui n’est pas énervé.
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier de l’indicatif présent de calmer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de calmer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de calmer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de calmer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de calmer.
Citation
Elle mande qu'elle vous a mise dans votre bateau par un temps et par un calme admirable
Origine du mot
De l’occitan cauma, calma (« chaleur, calme ») emprunté au grec ancien καῦμα, kaûma (« chaleur »), apparenté à calma en espagnol, calma en catalan, calma en italien, calma en portugais. On constate que calma (« absence de vent ») est aussi ancien dans les langues ibériques qu’en italien et que ces langues attestent le sens étymologique de « forte chaleur » ce qui n’est pas le cas de l’italien.
1873 — le Littré
CALME1 adj. (kal-m')
Qui est sans agitation. Une mer calme. Un homme calme. Une humeur calme. La sédition a cessé, la ville est redevenue calme. Le malade est calme, il repose. Les affaires sont calmes, il se fait peu d'affaires de bourse, de commerce. encore relevé aujourd’hui
Historique
XVe s.
- Et dist Solin que ceste mer qui est entre les dictes deux isles de Bretaigne et Hibernie n'est point paisible ne carme, mais pleine de vagues — Perceforest, t. I, f° 2, dans LACURNE (carme pour calme est fréquent dans Perceforest)
XVIe s.
- Et c'est sans compter cette bonté et felicité de nature, si bien attrempée et assaisonnée, qui nous rend calmes, sereins, exempts et nets de passions fortes et mouvements violens — CHARRON, Sagesse, II, 1
Étymologie
Voy. CALME, s. m.
CALME2 s. m. (kal-m')
1 Cessation complète du vent. Le plus grand calme règne dans les airs. Calme plat, calme absolu qui laisse la mer plate, unie.
- Elle mande qu'elle vous a mise dans votre bateau par un temps et par un calme admirable — SÉV., 21
- Dans l'Aulide arrêté par un calme soudain — RAC., Iph. I, 3
1 autre citation
- Tu reverras le calme après ce faible orage — CORN., Cid, II, 3
2 Tranquillité, absence d'agitation et de bruit. Le calme des nuits. En cette circonstance ayez du calme. encore relevé aujourd’hui
- .... Et rendre un heureux calme à nos divisions — CORN., Sertor. III, 4
- Il rendra quelque calme à son cœur magnanime — ID., Nicom. IV, 2
9 autres citations
- Nulle paix pour l'impie ; il la cherche, elle fuit ; Et le calme en son cœur ne trouve point de place — RAC., Esth. II, 9
- Mais en vain par ce calme il croit nous éblouir — ID., Baj. I, 1
- Par moi Jérusalem goûte un calme profond — ID., Ath. II, 5
- Le roi, vous le voyez, flotte encore interdit ; Je sais par quels ressorts on le pousse, on l'arrête, Et fais, comme il me plaît, le calme et la tempête — ID., Esth. III, 5
- En ce calme trompeur j'arrivai dans la Grèce — ID., Andr. I, 1
- Il a remis le calme dans l'hôtel de Grammont — SÉV., 301
- Rendez le calme, Europe, à votre âme étonnée — J. B. ROUSS., Jup. et Europ.
- Mais ce calme si doux que le ciel vous renvoie N'est point le calme oisif d'une indolente joie — ID., Odes, III, 4
- À ces mots elle demeura dans un calme et dans une joie qu'elle ne pouvait exprimer — BOSSUET, Anne de Gonz.
Le calme d'un malade, la tranquillité qu'il éprouve après quelque crise.
Historique
XVIe s.
- Advenant qu'il feust calme en mer — RAB., Pant. IV, 28
- Un calme lui ostant tout moien de retraitte, il se trouva engagé au combat — D'AUB., Hist. II, 86
Étymologie
Espagn. portug. et ital. calma ; holl. kalm ; angl. calm. Origine inconnue. Diez se demande si on peut le tirer : 1° de calare, se relâcher ; à quoi il oppose que ma n'est pas un suffixe roman ; 2° du bas-latin cauma, chaleur (calma en espagnol et en portugais signifiant aussi le chaud du jour), le chaud du jour étant le moment le plus calme du jour. Bien que au se change rarement en al, cette dernière opinion n'est pas sans vraisemblance. On croit que calm en hollandais et en anglais est emprunté. Le mot français est pris aux langues du midi.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (profondeur)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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