consécration
- nature
- nom féminin
- diction
- [kɔ̃sekʁasjɔ̃] · 4 syllabes
- usage
- 2 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
-
Action de consacrer.
- Bref, l'humeur était à la fête et les consécrations, encourageantes. Odile Tremblay, Une fête, des rencontres et 293 films aux 29es Rendez-vous du cinéma québécois, Le Devoir.com, 9 février 2011
-
Action par laquelle un prêtre de l'Église consacre quand il célèbre la messe.
- Car, durant l’oblation, la consécration et la communion, l’Évêque ne se distingue en rien du célébrant ordinaire Abbé Robert Lesage, Les Symboles de la liturgie, Paris : chez Flammarion, 1947, p. 98
-
Action de sanctionner, de rendre durable.
- …ils formulèrent la proposition suivant laquelle l'obéissance au souverain, bon ou mauvais, était préférable à la fitna (anarchie, désordre). Ce qui équivalait à la consécration formelle du quiétisme politique de l'islam. Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.93
1 emploi spécialisé
- Liturgies chrétiennes Rite par lequel on affecte au service de Dieu une personne, une chose qui, par là, entre dans la catégorie du sacré.
Citation
Le P. Bourgoing n'avait pas attendu la consécration mystique ; il s'était dès son enfance consacré lui-même par la pratique persévérante de la piété
Origine du mot
Du latin consecratio.
Dans le dictionnaire latin : consecratio
1873 — le Littré
CONSÉCRATION s. f. (kon-sé-kra-sion ; en poésie, de cinq syllabes)
1 Détermination d'une chose ou d'une personne à quelque usage religieux, qui se fait ordinairement avec des cérémonies religieuses. La consécration d'un temple. encore relevé aujourd’hui
Terme de numismatique. Apothéose d'un empereur romain, ordinairement figurée par un aigle qui prend son essor.
Dans le langage général, destination. La consécration de ce bâtiment à un service public, etc.
2 Action du prêtre qui consacre le pain et le vin à la messe. Au moment de la consécration. encore relevé aujourd’hui
Action de consacrer un évêque, un prêtre, une religieuse.
- Le P. Bourgoing n'avait pas attendu la consécration mystique ; il s'était dès son enfance consacré lui-même par la pratique persévérante de la piété — BOSSUET, Orais. fun. Bourgoing
- Faibles évêques, malheureux clergé qui aime mieux prendre la forme de la consécration dans le livre fait depuis peu, il n'y avait que dix ans, sous Édouard VI, et confirmé par l'autorité du parlement, que dans le livre des sacrements de saint Grégoire — BOSSUET, Variat. liv. X, § 16
Historique
XIIIe s.
- Nos apelons proprement saintes choses qui ne sont ne saintes ne dessaintes, mès sont confermées par consecration — Liv. de just. 65
- Le servise de sainte Esglise escoute devotement et de cuer et de bouche, especialement en la messe, que la consecration est faite — JOINV., 300
XVe s.
- Avant la consecration, le roi fit là devant l'autel tous les jeunes chevaliers nouveaux — FROISS., II, II, 74
Étymologie
Provenç. consecracion ; espagn. consagracion ; ital. consecrazione ; du latin consecrationem, de consecrare, consacrer.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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