convers
- nature
- adj masculin
- diction
- [kɔ̃vɛʁ] · 2 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 4
- Mot ou lexème formé par un changement de classe de mot, par conversion.
3 emplois spécialisés
-
Histoire
Qui était employé aux œuvres serviles d’un monastère.
- Je quitte le lieutenant licencié et regagne le couvent, où la sœur converse m’annonce qu’un ami est venu me demander. Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916
- Religion Qui se tourne vers la religion, ou qui entre dans les ordres tardivement, à un âge avancé, par opposition aux oblats.
-
Logique
Qualifie une proposition où, de l’attribut de la première, on fait le sujet de la seconde, et du sujet de la première l’attribut de la seconde, sans que la proposition cesse d’être vraie. → voir converse
- La proposition : « Tout ce qui est matière est impénétrable », est converse de celle-ci : « Tout ce qui est impénétrable est matière ».
Citation
Les moines de Cîteaux amenèrent leurs frères convers avec plusieurs écuyers
Origine du mot
Du latin conversus, désigne celui qui s’est détourné du monde pour se tourner vers Dieu.
Dans le dictionnaire latin : conversus
1873 — le Littré
CONVERS, ERSE adj. (kon-vêr, vèr-s')
1Terme monastique. Frères convers, frères lais, qui n'ont point d'ordres, et qui ne chantent point dans le chœur, mais qui servent en divers offices de la maison ; ils sont sans études et par conséquent exclus des ordres sacrés.
- Les moines de Cîteaux amenèrent leurs frères convers avec plusieurs écuyers — VOLT., Mœurs, 64
Les sœurs converses sont dans les couvents de femmes ce que les frères convers sont dans les couvents d'hommes.
- Une converse, infante douairière, Singe voilé, squelette octogénaire — GRESSET, Vert-Vert. IV
2 S. m. Un des noms de la jeune alose. non relevé aujourd’hui
Historique
XIIe s.
- Uns des convers as monies (ne le m'unt pas nummé) Out mult esté grevé de grant enfermeté, E out d'idropisie le ventre mult enflé — Th. le mart. 94
- Se clers, muines, chanuines u convers passast mer, Le brief à la justice l'en estuveit porter — ib. 67
XIIIe s.
- S'aucuns crestiens se soit ofers à nostre Signor à servant à l'ospital St Julien, ne doit mie estre recheu en frere ni en sereur, ains soit converse entre les freres et les sereurs et esprouvés par six mois — TAILLIAR, Recueil, p. 68
- Atant estesvos [voilà] un convers [frère lai], Qui deux viautres [chiens] encheanez Avoit lez la voie amenez — Ren. 1866
1 autre citation
- S'il avient que aucuns mesiax [ladre], ou que aucuns convers de maladrerie ou d'ostellerie soit de malvese conversation — BEAUMANOIR, LVI, 7
XVIe s.
- Il a parlé de saint Paul le convers [le converti], Comme il eut peur, quand il cheut à l'envers — Sat. Mén. p. 200
Étymologie
Provenç. convers ; espagn. et ital. converso ; du latin conversus, converti, part. passé de convertere (voy. CONVERTIR), ainsi dit parce que c'étaient souvent des laïques convertis, c'est-à-dire changeant de vie, qui se faisaient convers.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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