courge

nature
nom féminin
diction
[kuʁʒ] · 1 syllabe
usage
2 par million de mots

Sens et définitions

Nom 7

  1. Genre de plantes de la famille des Cucurbitacées (Cucurbitaceae).
    • Monsieur, si je comprends bien la culture des trois soeurs, c'est la culture des haricots, des courges et du maïs? demande PVP qui n'a malheureusement pas l'air de blaguer. Camille Beaumier & Sylviane Beauregard, Ouate de phoque, éditions de Mortagne, Ottawa, 2012, page 128
  2. Fruit comestible de ces plantes.
    • Sur le toit sont couchées des courges allongées qui forment la nourriture presque exclusive de ces malheureux. Maxime Du Camp, Le Nil: Égypte et Nubie, 1854
  3. familier Tête.
    • Si y’en a encore un qui tombe c’est direct sur ta courge hein mon Dédé ? Comme d’habitude ! Axel III, Hercule, 2012, page 208
  4. Imbécile. absent du Littré
    • Sire... votre prévôt de police est une courge ! Touchatout, Mémoires d’un préfet de police, 1885
  5. Bâton de bois servant de balancier à l’aide duquel on peut porter deux charges, deux seaux sur l’épaule.
2 emplois spécialisés
  1. Architecture Corbeau de pierre qui supporte le manteau d’une cheminée sans chambranle.
  2. Culture des plantes sarclées Plante potagère (Cucurbitacées), cultivée pour ses fruits généralement comestibles.

Origine du mot

Du latin cucurbita, qui désignait une plante du genre Lagenaria connue de nos jours sous le nom de gourde.

Du latin curvus (« recourbé ») (origine incertaine).

Dans le dictionnaire latin : cucurbita, curvus

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

COURGE1 s. f. (kour-j')

Genre de la famille des cucurbitacées, qui ne diffère de celui des concombres que par ses semences entourées d'un bourrelet très marqué. encore relevé aujourd’hui

Fruit de ces plantes. De belles courges.

Huile de courges ou de courge (puisque l'Académie écrit huile d'olive), huile qui se tire principalement des semences de la courge potiron, variété de la courge monstrueuse.

Historique

XIIIe s.

  • [Graines de pin] broïes avoec semence de choourdes ostent l'arsure et le [la] doleur de rains — ALEBRANT, f° 56
  • Ungz homs qui porte couhourdes doit un denier — DU CANGE, cucurbita.

XVIe s.

  • La s'estendoit la friande laictue, Et là s'enfloit la coucourde ventrue — DU BELLAY, VII, 4, verso.
  • Ils disent qu'ils font coalescer une piece de cougourde desseichée au lieu de l'os amputé — PARÉ, VIII, 22
2 autres citations
  • Avec jus de cougourde ou melon — ID., XXI, 22
  • Quant aux courges, de trois principales sortes en avons-nous, distinguées par ces mots, courges, cougourdes, citrouilles. Les courges et cougourdes ne different qu'en figure, estans de couleur blanche et de semblable goust. Les courges sont longues, y en aiant attaindre jusqu'à cinq ou six pieds. Les cougourdes sont rondes, commodes à estre assechées pour en faire des bouteilles. Je ne doute pas qu'en plusieurs endroits, ces deux especes-ci ne se confondent en leurs appellations — O. DE SERRES, 547
Étymologie

Jura, courde ; ital. cucuzza ; du latin cucurbita. L'ancien français est de trois syllabes ; coourde.

COURGE2 s. f. (kour-j')

Bâton un peu recourbé à l'aide duquel on peut porter, sur l'épaule, deux seaux d'eau, l'un en avant, l'autre en arrière. encore relevé aujourd’hui

Terme d'architecture. Corbeau de pierre ou de fer qui supporte le manteau d'une cheminée sans chambranle.

Historique

XIVe s.

  • Pour deux seaulx et une courge ferrez, pour porter l'eaue ès chambres de madame Ysabel et madame Jehanne de France — DE LABORDE, Émaux, p. 230

XVe s.

  • Un certain baston appelé corge — DU CANGE, corgo.

XVIe s.

  • On prend un baston assez plat, comme une courge (dont les chambrieres portent deux seaux d'eau sur leurs espaules) de largeur de deux pouces et long environ d'une toise — PARÉ, XIV, 25
  • De tout mur metoyen, chacun des voisins aux quels il appartient peut s'ayder, et percer le dit mur tout outre pour asseoir ses poutres et sommiers en bouchant les pertuis, mesme pour asseoir les courges et consoles des cheminées à fleur du dit mur — Coust. génér. t. II, p. 1031
Étymologie

Bas-lat. corgo, bâton. Nicot le tire du latin curvus, recourbé ; mais la forme corgo ne s'y prête pas du tout.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « courge » du Wiktionnaire.

Retour au dictionnaire · Signaler une erreur sur cette fiche