délateur
- nature
- nom masculin
- diction
- [delatœʁ] · 3 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
- parenté
- délation
Sens et définitions
Nom 1
-
Celui qui dénonce.
- Et les délateurs ont besoin de pouvoir. Nekfeu, La ballade du Frémont
Citation
Les déserts, autrefois peuplés de sénateurs, Ne sont plus habités que par leurs délateurs
Origine du mot
Du latin delator.
Dans le dictionnaire latin : delator
1873 — le Littré
DÉLATEUR s. m. (dé-la-teur)
1Terme d'histoire romaine. Celui qui, sous les empereurs, faisait métier de dénoncer auprès du prince les actes ou les paroles des personnages considérables : métier qui, ne servant que les passions du prince, était flétri par l'opinion publique.
- Les déserts, autrefois peuplés de sénateurs, Ne sont plus habités que par leurs délateurs — RAC., Brit. I, 2
- Vous faites grâce à un délateur de la mère de Pison ! — DIDER., Règne de Claude et Néron, I, § 6
1 autre citation
- Un Suilius, un délateur par état, un Furius, souillé, accusé, puni de mille crimes — ID., ib. I, § 60
2 Délateur, délatrice, s. m. et f. Celui, celle qui accuse et fait métier de dénoncer ; ce qui implique aussi une idée défavorable. encore relevé aujourd’hui
- Mais pourquoi être encore le délateur universel à quatre-vingt-dix ans ? c'est un beau métier à cet âge-là — FÉN., Dial. des morts, Rhadamante, Caton l'ancien, Scipion.
- Tel est le caractère du délateur : il craint la lumière et les preuves, il désire fermer à l'innocence tout accès auprès du prince, et lui ôter tout moyen de se justifier — ROLLIN, Hist. anc. Œuvres, t. II, p. 362, dans POUGENS
3 autres citations
- Pour une plaisanterie, en vérité, ce n'est pas la peine de me charger du rôle infâme de délateur — MARMONT., Mém. VI
- Faisons-nous délateur pour nous rendre innocent — IMBERT, Jaloux sans amour, IV, 11
- En vain sur son crédit un délateur s'appuie ; Sous son bonnet carré, que ma main jette à bas, Je découvre en riant la tête de Midas — VOLT., Epît. 83
3Terme de législation pénale. Celui qui porte à la connaissance de la justice un crime ou un délit ; ce qui, dans ce sens, est exempt de toute idée déshonorante.
On dit plutôt aujourd'hui dénonciateur.
4 Adjectivement.
- Témoin muet, mais sûr, d'un forfait exécrable, Le glaive délateur reste aux mains du coupable — DELRIEU, Artaxerce, IV, 8
- Toutes les passions devinrent également délatrices, également écoutées — RAYNAL, Hist. phil. VIII, 31
Historique
XVIe s.
- Thucidides n'a point nommé, qui furent les delateurs — AMYOT, Alc. 36
Étymologie
Lat. delator, de de, et latum, supin de ferre, porter.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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