ermitage

nature
nom masculin
diction
[ɛʁmitaʒ] · 3 syllabes
usage
1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 3

  1. Habitation d’un ermite.
    • Comme le nouveau-né sort du sein de sa mère, l'ermite est enfanté à la vie spirituelle dans l'ermitage où il devient librement l'otage de Dieu. François de Muizon, Dans le secret des ermites d'aujourd'hui, éditions Nouvelle Cité, Montrouge, 2001, p. 44
  2. Groupement d’ermites.
    • Maclow aurait abordé, au terme de sept années de navigation, l'île de Cézembre — une île côtière du nord-est de la Bretagne — où il construisit son ermitage. Gilles Bibeau, Une histoire d'amour-haine, éditions Mémoire d'Encrier, 2023, page 111
  3. figuré Lieu écarté, solitaire et champêtre, comme ceux que les ermites choisissent pour leur retraite.
    • Le tintement d’une petite cloche fit comprendre au chevalier qu’il était dans le voisinage de quelque chapelle ou de quelque ermitage. Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820

Citation

Un auvernat fumeux qui, mêlé de lignage, Se vendait chez Crenet pour vin de l'Ermitage
Nicolas Boileau, Sat. III

Origine du mot

Ermite ; provenç. ermitatge et hermitori ; ital. eremitaggio. L'ancienne langue disait aussi ermitoire. — Littré, 1873

1873 — le Littré

ERMITAGE ou HERMITAGE s. m. (èr-mi-ta-j')

1 Habitation d'un ermite. repris par le Wiktionnaire

2 Il se dit quelquefois, par abus, pour couvent d'ermites.

  • Il y avait autrefois un ermitage au mont Valérien, près de Paris — Dict. de l'Acad.

3Fig. Lieu écarté, solitaire. C'est un véritable ermitage. encore relevé aujourd’hui

Par extension, petite maison de campagne simple et modeste. Venez me voir dans mon ermitage.

  • Vous ne connaissez pas les moulins, l'ermitage — COLLIN D'HARLEV., Châteaux en Espagne, IV, 8

4 Vin de l'Hermitage, vin d'un cru fameux dans le Dauphiné. non relevé aujourd’hui

  • Un auvernat fumeux qui, mêlé de lignage, Se vendait chez Crenet pour vin de l'Ermitage — BOILEAU, Sat. III
Historique

XIIIe s.

  • Il commença par grant estude entendre diligemment à piteuses œuvres, les quex li hermitaiges [vie d'ermite] li avoit enseignie — Légende en prose de Girart, cité dans J. des savants, avril 1860, p. 202
  • Dedenz la lande enz el boscage Ot uns sainz homs son hermitage — Lai del desiré

XVe s.

  • Mon cueur est devenu hermite En l'ermitaige de Pensée — CH. D'ORL., Bal. 42
Étymologie

Ermite ; provenç. ermitatge et hermitori ; ital. eremitaggio. L'ancienne langue disait aussi ermitoire.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « ermitage » du Wiktionnaire.

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