escapade
- nature
- nom féminin
- diction
- [ɛskapad] · 3 syllabes
- usage
- 3 par million de mots
Sens et définitions
Nom 5
-
Action de se dérober, de manquer à son devoir pour aller se divertir.
- Après son escapade en boîte de nuit à Stockholm, l’attaquant français est allé se ressourcer en Corse. Le Figaro, 12/10/2024
-
Agissement en dehors du bon sens, de ce qui est convenable.
- — Eh quoi ! c’est vous, étourdi d’Henry, qui faites de ces escapades ? Messieurs, messieurs, laissez-le, c’est un enfant. Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863
-
Voyage décidé pour changer du quotidien.
- Les destinations de Plouescat et Saint-Pol-de-Léon font partie des futures escapades. journal Le Télégramme, édition Morlaix, 3 août 2022, pages locales, page 5
2 emplois spécialisés
- Équitation vieilli Action du cheval qui s'emporte.
- Transport par rail Forfait organisé par Via Rail Canada Inc. et Hospitality Tour. absent du Littré
Formes fléchies 5
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Première personne du singulier de l’indicatif présent de escapader.
- Je m’escapade à Francheville : A la recherche du lavoir. site oceanique.eklablog.com, 15 avril 2014
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de escapader.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de escapader.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de escapader.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de escapader.
Citation
On le mit chez un autre maître, d'où il faisait des escapades
Origine du mot
Du vieil espagnol escapada, dérivé de escapar (« échapper »), du latin vulgaire *excappāre (« échapper »).
Dans le dictionnaire latin : excappāre
1873 — le Littré
ESCAPADE s. f. (è-ska-pa-d')
Action de s'échapper d'un lieu, en manquant à un devoir pour un plaisir ou un caprice. encore relevé aujourd’hui
- On le mit chez un autre maître, d'où il faisait des escapades — J. J. ROUSS., Conf. I
- Mme de la Touche, qui fit une escapade en Angleterre avec le duc de Kingston — ID., ib. VII
Terme de manége. Action subite d'un cheval qui s'emporte et refuse d'obéir à son cavalier.
Fig. Acte par où l'on s'échappe des règles de la bienséance ou du bon sens.
Historique
XVIe s.
- Voyez ses allures [de Plutarque] au daimon de Socrate ; o Dieu ! que ces gaillardes escapades, que cette variation a de beauté ! — MONT., IV, 137
- Il fut delivré de prison fort secrettement ; les seize accusent promptement le president Brisson et les conseillers l'Archer et Tardif d'avoir favorisé l'escapade [évasion] — D'AUB., Hist. III, 256
Étymologie
Ital. scappata, de scappare (voy. ÉCHAPPER). On trouve eschapeillon, au XVe siècle :
- Et ne l'eussent pas baillée au bon homme, si ce ne fust ung petit eschapeillon que elle avoit fait en sa jeunesse — Les 15 joyes du mariage, p. 40
Supplément au dictionnaire
ESCAPADE. - HIST. XVIe s. Ajoutez :
- J'ay fait ceste escapade [digression] pour la memoire de Vuillon [Villon], un de noz meilleurs poetes satyriques — FAUCHET, Œuvres, 1610, f° 509, recto
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (cibles)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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