grossièreté
- nature
- nom féminin
- diction
- [ɡʁosjɛʁəte] · 4 syllabes
- usage
- 7 par million de mots
Sens et définitions
Nom 5
-
Caractère de ce qui manque de finesse, de délicatesse.
- La grossièreté des traits.
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Rudesse qui vient du défaut de culture, d’éducation.
- Voici le généralissime Bourbouze : vieux soldat, avec sa grossièreté native et en partie affectée, avec sa bonhomie affectée et peut-être en partie naturelle. Léon Trotsky, Le drame du prolétariat français, 1922, annexe à l'édition de 1964 de Littérature et Révolution (les Lettres Nouvelles, éditeur)
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Impolitesse, défaut de civilité dans ce qu’on dit ou ce qu’on fait.
- Mes compagnons étaient des hommes simples et rudes, sans grossièreté pourtant, qui respectaient mon rêve et mes silences – très silencieux eux-mêmes d’ailleurs. Isabelle Eberhardt, Dans la dune
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Manière de parler grossière.
- J'adore sa simplicité, sa sagesse. Il n'a pas besoin de dire des grossièretés pour faire rire. Commentaire Facebook à propos d'un humoriste
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Ce qui suppose beaucoup d’ignorance, de sottise, de déraison ou de maladresse.
- La grossièreté d’une erreur d’une illusion.
Citation
Alors le pécheur surpris s'indigne de la grossièreté de ses erreurs passées
Origine du mot
Grossier. — Littré, 1873
1873 — le Littré
GROSSIÈRETÉ s. f. (grô-siè-re-té)
1 Caractère de ce qui est grossier, rude, sans délicatesse. La grossièreté d'un travail. La grossièreté d'une étoffe. encore relevé aujourd’hui
2Par analogie. La grossièreté d'un mensonge. encore relevé aujourd’hui
- Alors le pécheur surpris s'indigne de la grossièreté de ses erreurs passées — MASS., Carême, Rechute.
3 Rudesse qui vient du défaut de civilisation. La grossièreté des mœurs. encore relevé aujourd’hui
- Vous avez purgé notre langue de la grossièreté et de la rudesse des siècles passés — HUET, Compliment à l'Académie.
- Penses-tu qu'Indatire en sa grossièreté Ait senti comme moi le prix de sa beauté ? — VOLT., Scythes, IV, 1
2 autres citations
- Nouvelle preuve de l'imbécile grossièreté de ces temps barbares — ID., Mœurs, 64
- Ce mariage [du fils de Pierre 1er avec une princesse allemande] fut très malheureux ; Alexis, âgé de vingt-deux ans, se livra à toutes les débauches de la jeunesse et à toute la grossièreté des anciennes mœurs qui lui étaient si chères — ID., Russie, II, 10
4 Impolitesse, défaut de civilité. La grossièreté de ce personnage. encore relevé aujourd’hui
Parole grossière, malhonnête, action incivile. Il lui a dit des grossièretés. Il lui fit une grossièreté impardonnable.
- Le style du Cocu imaginaire l'emporte sur celui de ses premières pièces en vers ; on y trouve bien moins de fautes de langage ; il est vrai qu'il y a quelques grossièretés — VOLT., Vie de Molière.
5 Ce qui est contraire aux sentiments purs, aux choses spirituelles, intellectuelles. encore relevé aujourd’hui
- De ses grossièretés on a tant à souffrir, Que l'entendre ou la voir, c'est assez pour mourir — HAUTEROCHE, Bourg. de qual. II, 1
- Pour avoir dit des grossièretés sur l'amitié — SÉV., 41
1 autre citation
- L'amitié peut subsister entre des gens de différent sexe, exempte même de grossièreté — LA BRUY., III
Étymologie
Grossier.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 2 de l’édition papier
Liens de sens
Terme générique
Terme spécifique
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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