Établissement public ou privé où l’on reçoit et entretient, soit gratuitement, soit pour une rétribution peu élevée, des enfants, des infirmes ou des vieillards hors d’état de subvenir à leurs propres besoins.
Je ne puis voir un pauvre sans lui donner ma bourse. J’ai doté des orphelines, établi des jeunes gens méritants, nourri des vieillards, fondé des hospices.Octave Mirbeau, Contes cruels : La Chanson de Carmen (1882)
Ce type d'établissement pour les vieillards.
Maison où des religieux donnent l’hospitalité aux pèlerins, aux voyageurs.
L’hospice du mont Saint-Bernard.
Citation
Les traitements que j'éprouve en ce pays sont trop contraires.... aux intentions du grand prince qui m'a donné cet hospice
Jean-Jacques Rousseau, Lett. au marquis de Mirabeau, 12 août 1767
Origine du mot
De l’ancien français hospise, venant lui même du latin hospitium, de hospes. Voir hôte et hôpital.
1 Lieu où l'on donne l'hospitalité (sens primitif mais vieilli). encore relevé aujourd’hui
Donner l'hospice à quelqu'un — Dict. de l'Acad.
Les traitements que j'éprouve en ce pays sont trop contraires.... aux intentions du grand prince qui m'a donné cet hospice — J. J. ROUSS., Lett. au marquis de Mirabeau, 12 août 1767
Fig.
Vos divers édifices, Des animaux, des fleurs agréables hospices — DELILLE, Jardins, IV
2Particulièrement. Maison où des religieux donnent l'hospitalité aux pèlerins, aux voyageurs. L'hospice du mont Saint-Bernard. repris par le Wiktionnaire
La charité engagea les religieux du monastère latin [établi par les Amalfitains à Jérusalem, avant la conquête par Godefroy de Bouillon] à former un hospice, dédié à saint Jean l'aumônier, pour les pèlerins tant malades qu'en santé, tous réduits à une extrême misère — Art de vérifier les dates, t. I, p. 512
Il se disait aussi d'un petit couvent bâti par des religieux dans une ville pour y recevoir les religieux du même ordre.
Il se disait encore d'une maison bâtie dans une grande ville pour y retirer pendant la guerre les religieux ou les religieuses des couvents bâtis dans la campagne.
3 Dans le langage administratif d'aujourd'hui, maison de charité où l'on nourrit et entretient des pauvres, des vieillards, des infirmes, des enfants. Hospice de la vieillesse, des incurables, des enfants trouvés, etc. encore relevé aujourd’hui
4 Il se dit d'établissements destinés aux maladies mentales.
Hospice des aliénés — Dict. de l'Acad.
Hôpital se dit aussi en parlant des aliénés.
Synonyme
HOSPICE, HÔPITAL. Les hôpitaux sont particulièrement destinés à la guérison des malades ; les hospices, aux infirmes, aux vieillards, etc. L'hôpital est un asile momentané où l'on cherche la guérison d'une maladie ; l'hospice est un asile perpétuel où l'on passe tout ou partie de son existence. Cette distinction est purement administrative. Autrefois il n'y avait qu'hôpital qui s'appliquait à tous les lieux destinés à recevoir des pauvres malades ou non malades.
Étymologie
Lat. hospitium, de même radical que hospes, hôte (voy. HÔTE).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0).Édition papier :
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