lenteur
- nature
- nom féminin
- diction
- [lɑ̃tœʁ] · 2 syllabes
- usage
- 23 par million de mots
Sens et définitions
Nom 3
-
Manque de rapidité dans le mouvement et dans l’action.
- Leur procession par les rues se déroule avec la lenteur habituelle, sa psalmodie sourde, […]. Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p.47
-
Difficulté, peine, à imaginer, à concevoir.
- Avoir une grande lenteur d’imagination, une grande lenteur d’esprit.
-
Manque de tonus, d'action dans une pièce de théâtre, un roman, un film.
- On a blâmé, dans cette pièce, dans ce roman la lenteur de l’action.
Citation
Elle était à l'autel, et peut-être en son cœur Du fatal sacrifice accusait la lenteur
Origine du mot
Lat. lentorem, qui ne signifie que viscosité, mollesse ; de lentus, lent. On a beaucoup dit lentitude au XVIe siècle. — Littré, 1873
1873 — le Littré
LENTEUR s. f. (lan-teur)
1 Retard à agir, en parlant des personnes. Des lenteurs affectées. encore relevé aujourd’hui
- .... Il [le lièvre] laisse la tortue Aller son train de sénateur ; Elle part, elle s'évertue, Elle se hâte avec lenteur — LA FONT., Fabl. VI, 10
- Mais ta lenteur d'agir est pour moi sans pareille — MOL., l'Ét. I, 11
3 autres citations
- île [où se fit le mariage de Louis XIV] éternellement mémorable par les conférences de deux grands ministres, où l'on vit se développer toutes les adresses et tous les secrets d'une politique si différente, où l'un se donnait du poids par sa lenteur, et l'autre prenait l'ascendant par sa pénétration — BOSSUET, Mar.-Thér.
- Mais si nous en croyons les lenteurs de Pompée — CRÉBILLON, Catilina, V, 2
- De Phorbas que j'attends cours hâter la lenteur — VOLT., Œdipe, II, 5
2 Retard à se faire, en parlant des choses. Les lenteurs de la procédure. encore relevé aujourd’hui
- Elle était à l'autel, et peut-être en son cœur Du fatal sacrifice accusait la lenteur — RAC., Iph. V, 6
- Que mes feux, que ma crainte et mon impatience Accusaient la lenteur des jours de la vengeance ! — VOLT., Fanat. II, 1
3Fig. Il se dit de l'esprit qui conçoit lentement, de l'imagination. La lenteur de son esprit.
Avoir une grande lenteur d'imagination, une grande lenteur d'esprit, imaginer lentement, concevoir lentement.
4 Lenteur se dit aussi de la marche d'une pièce de théâtre, d'un roman, etc. où les événements, mal liés entre eux, sont séparés par des conversations, par des réflexions oiseuses, surabondantes. La lenteur de ces scènes. Il y a des lenteurs dans cette comédie.
Historique
XIVe s.
- Ceulx qui orendroit [présentement] blasment nostre lenteur — BERCHEURE, f° 37, verso.
XVIe s.
- La lenteur [viscosité], crassitie, viscosité et glutinosité des humeurs — PARÉ, XX, 13
Étymologie
Lat. lentorem, qui ne signifie que viscosité, mollesse ; de lentus, lent. On a beaucoup dit lentitude au XVIe siècle.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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