maçon

nature
nom masculin
diction
[masɔ̃] · 2 syllabes
attesté
1155
usage
7 par million de mots

Sens et définitions

Adjectif 2

2 emplois spécialisés
  1. Construction Qui appartient au métier des maçons ou leur est comparable.
  2. Franc-maçonnerie Qui est propre aux franc-maçonnes et aux franc-maçons.
    • En réaction à l’anticléricalisme d'une partie de la maçonnerie, la GLNF fut constituée en 1913. Ce faisant, elle s’inscrivait dans la longue tradition maçonne du Grand Architecte de l’Univers et retenait comme fondement la notion de transcendance. La Grande Loge nationale française - Jean E. Murat - Que sais-je ? sur Presses universitaires de France

Nom 2

  1. Ouvrier qui fait tous les ouvrages où il entre de la pierre, de la brique, du mortier, de la chaux dans le gros œuvre.
    • Sur la rue, la maison présentait cette façade de moellons ravalée en plâtre, ondée par le temps et rayée par le crochet du maçon de manière à figurer des pierres de taille. Honoré de Balzac, Les Petits Bourgeois, 1844, version écrite par Balzac d’un roman inachevé, repris ensuite par un autre auteur
  2. Franc-maçon.
    • Ce n'était pas sans une vive appréhension que le Grand Orient se voyait imposer un Grand Maitre absolument étranger à la Maçonnerie et qui ne devint Maçon qu'après sa haute investiture. Louis Amiable et Jean-Claude Colfavru, « Le Grand Orient de France au dix-neuvième siècle », dans La Franc-maçonnerie de France depuis 1725 (Exposé historique et doctrinal), discours prononcés le 16 juillet 1889, Paris : Secrétariat général du Grand Orien

Citation

Soyez plutôt maçon si c'est votre talent, Ouvrier estimé dans un art nécessaire, Qu'écrivain du commun et poëte vulgaire
Nicolas Boileau, Art p. IV

Origine du mot

De l’ancien français mas (cas-sujet), maçon (cas-régime), du latin machio (VIIᵉ siècle, Isidore de Seville ^([1])), pluriel mationes (VIIIᵉ s., Gloses de Reichenau), emprunté au francique *makjo, sans corrélat, dérivé de *makôn (« construire, fabriquer »), d’où le néerlandais maken (« faire »), apparenté à l’allemand machen, l’anglais make, de même sens ^([3]).

Dans le dictionnaire latin : machio

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1873 — le Littré

MAÇON s. m. (ma-son)

1 Ouvrier qui travaille à des ouvrages de maçonnerie. Journée de maçon. Un compagnon maçon. encore relevé aujourd’hui

  • Soyez plutôt maçon si c'est votre talent, Ouvrier estimé dans un art nécessaire, Qu'écrivain du commun et poëte vulgaire — BOILEAU, Art p. IV
  • Je suis occupé actuellement à augmenter ma chaumière ; et, si je m'adressais à Apollon, ce serait pour le prier de m'aider dans le métier de maçon ; on dit qu'il s'entend à faire des murailles — VOLT., Lett. d'Argental, 15 mars 1765

Maître maçon, artisan qui dirige les maçons, surveille leurs travaux et répond de leur ouvrage.

Autrefois, aide à maçon, aujourd'hui aide-maçon, manœuvre qui sert et aide le maçon, qui bat et gâche le plâtre, et qui apporte les matériaux.

Soupe de maçon, soupe trop épaisse.

Manger comme un maçon, manger beaucoup.

J'aimerais mieux servir les maçons, se dit d'une besogne, d'une existence à laquelle on se refuse, la trouvant trop pénible.

Fig. et familièrement. Ce sont de vrais maçons, se dit de gens qui font grossièrement une besogne qui demanderait quelque délicatesse.

2 Maçon se dit quelquefois pour franc-maçon (voy. FRANC-MAÇON). encore relevé aujourd’hui

3 Adjectivement. Maçon, maçonne se dit d'un oiseau et de quelques insectes qui se construisent des nids de mortier. L'abeille maçonne.

Se dit encore d'un mollusque qui attache à sa coquille tous les corps libres qu'il rencontre sur le sol.

La maçonne, sorte de coquille univalve (voy. TROQUE 2).

Historique

XIIe s.

  • E li maschun Salomun e li maschun Yram les taillerent [les pierres] et parerent, juinstrent e acuplerent de primes as munz — Rois, p. 245

XIIIe s.

  • Dont [ils] manderent machons vaillans Et boins orfevres bien seans — Fl. et Bl. 551
  • Li maçon pueent [peuvent] bien prendre un autre aprentiz si tost comme li autre aura acompliz cinq ans — Liv. des mét. 107

XVe s.

  • Je sçai tel femme de masson, Qui n'est pas à moi comparable, Qui meilleur l'a [une robe] et plus coustable, Quatre fois que la mienne n'est — E. DESCH., Miroir de mariage, p. 21

XVIe s.

  • À propos truelle, bon jour maçon — COTGRAVE
  • Il n'est pas masson qui pierres refuse — ID.
Étymologie

Picard, manchon ; provenç. masso ; bas-latin, machio, matio, macio. On l'a fait venir de l'allemand Metz, tailleur de pierre ; anc. h. allem. mëzzo. À quoi Diez objecte que machio ou macio (c est, dans Isidore, l'équivalent de ch) ne peut venir du germanique Metz ou mëzzo ; il incline à voir, comme du Cange, dans macio une altération de marcio, dérivé de marcus, marteau : celui qui porte le marteau. Mais cela reste très incertain, aucun intermédiaire ne se trouvant ; et l'étymologie allemande demeure probable, à moins qu'on ne suppose que, dans le latin maceria, muraille, il y a un radical mac qui s'est développé en machio ou macio. Pour maceria, voy. MACÉRER.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « maçon » du Wiktionnaire.

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