merrain
- nature
- nom masculin
- diction
- [mɛʁɛ̃] · 2 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
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Bois de chêne ou de châtaignier fendu en fil, sans nœud ni aubier, utilisé surtout en tonnellerie et aussi nommé bourdillon.
- Les chênes les plus vieux finiront en merrain pour réaliser des tonneaux. Aurélie Delmas, La malforestation, racine du malaise de l’ONF, paru sur liberation.fr le 26 août 2019, consulté le 8 février 2020
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En apposition, dans la locution nominale bois merrain.
- Il eût été tout naturel que vous reveniez habiter Bordeaux et lui succédiez dans la maison de bois merrains. François Mauriac, Le Mystère Frontenac, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 17
2 emplois spécialisés
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Chasse
Matière de la perche et du bois du cerf où sont greffés les andouillers.
- Ces trois andouillers, appelés maitre-andouiller , sur-andouiller et chevillure, sont toujours censés être sur le merrain. Elzéar Blaze, Le chasseur au chien courant, volume 1, Dépot de la Librairie, 1838, page 168
- Mammifères Tige centrale de la ramure du cerf.
Citation
Le merrain gros et bien perlé, avec grand nombre d'andouillers forts et longs
Origine du mot
De l’ancien français merrain.
1873 — le Littré
MERRAIN s. m. (mè-rin)
1 Bois fendu en planches et propre à différents ouvrages.
- Où ledit droit de sol pour livre est établi sur le bois, tant merrain qu'à brûler, — Règlement général sur les aides, 12 oct. 1624
Bois préparé pour faire les douves des tonneaux.
2Terme de vénerie. La matière de la perche et du bois du cerf.
- Le merrain gros et bien perlé, avec grand nombre d'andouillers forts et longs — BUFF., Quadrup. t. II, p. 40
Historique
XIIe s.
- Li reis Yram enveiad messages al rei David... e enveiad lui mairen de cedre, e charpentiers, e taillurs de pierre — Rois, p. 137
XIIIe s.
- Helas ! quant je regart mon estat premerien, Comment Diex me fist home quant je n'estoie rien, Et de si vil matere et de si vil merrien, Bien devroie amer Diex au mains au deerien [à la fin] — J. DE MEUNG, Test. 241
- Il ne sera jà si soutis [habile] maistres qui de tant de marrien seust faire un vaissel.... — BRUN. LATINI, Trés. p. 111
XIVe s.
- Mais de merriens pesanz sur les creneaux posez Avoit on nostre gent laidement ravalez — Guesclin. 8271
XVe s.
- En ce temps, les eaues furent merveilleusement grandes... et des villaiges feurent plusieurs petites maisons comme abbatues, et en venoit le marrin aval l'eaue — JUVÉNAL DES URSINS, Charles VI, 1405
- L'en voit les cerfs naturelment muer L'an une fois le merien... — E. DESCH., Poésies mss, f° 327
XVIe s.
- Bestial à pied fourché, et bois merrien — Déclar. du roi, 23 janv. 1598
Étymologie
Wallon mairain ; provenç. mairam ; du bas-lat. materiamen, derivé du lat. materia, bois (voy. MATIÈRE).
MAIRAIN s. m. (mè-rin)
Voy. MERRAIN.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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