myrrhe
- nature
- nom féminin
- diction
- [miʁ] · 1 syllabe
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
-
Gomme-résine aromatique qui vient de l’Arabie, produite par une Burséracée du genre Commiphora.
- Adonis par l’escorce d'un arbre de myrrhe ? François Rabelais, Gargantua, 1534
1 emploi spécialisé
- Chimie Gomme-résine fournie par divers commiphoras utilisée pour son parfum depuis l'Antiquité.
Citation
Ils [les mages] lui offrirent [à l'enfant Jésus] pour présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe
Origine du mot
De l’ancien français mirra. Du latin myrrha, lui-même du grec ancien μύρρα, múrra (« myrrhe, parfum »), probablement apparenté à l’arabe مر, mour, de même sens, à l’hébreu מור, mor (« myrrhe »).
Dans le dictionnaire latin : myrrha
1873 — le Littré
MYRRHE s. f. (mi-r')
Gomme résine du balsamodendron myrrha, Nees, plante térébinthacée, voisine des amyris kataf et kafal de Forskal ; elle est apportée de l'Arabie heureuse et de l'Abyssinie.
- Ils [les mages] lui offrirent [à l'enfant Jésus] pour présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe — SACI, Bible, Évang. St Math, II, 11
- On [les mages] lui donne [à l'enfant Jésus] de l'or comme à un roi ; l'encens honore sa divinité ; et la myrrhe, son humanité et sa sépulture, parce que c'était le parfum dont on embaumait les morts — BOSSUET, Élévat. sur myst. XVII, 9
Fig.
- Jusqu'à ce que les ombres se dissipent, et que le jour de la bienheureuse éternité paraisse, j'irai dans la solitude, sur la montagne de la myrrhe et sur la colline de l'encens, pour contempler les vérités éternelles — BOSSUET, Réfl. sur l'état des péch.
- Elle fit de tous ces maux, comme l'épouse des Cantiques, un faisceau de myrrhe qu'elle reçut des mains de son bien-aimé et qu'elle mit dans son sein comme une marque précieuse de son amour — FLÉCH., Dauphine.
Historique
XIe s.
- Mirre et timoine [ils] i firent alumer — Ch. de Rol. CCIX
XIIe s.
- Fum [fumée] des especes de myrre et d'encens et de tote purriere [poussière] de pigment — Job, p. 447
XVIe s.
- De bonne myrrhe playe puante, proverbe par corruption de : debonnaire mire [médecin] fait playe puante — H. EST., Précell. p. 200
Étymologie
Provenç. esp. et ital. mirra ; du lat. myrrha ; grec, μύῤῥα ; comparez μύρον, et voy. MYRICA.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (profondeur)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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