pâleur
- nature
- nom féminin
- diction
- [palœʁ] · 2 syllabes
- usage
- 11 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
-
État de ce qui est pâle.
- Sa pâleur habituelle avait fait place aux plus vives couleurs. Stendhal, Le Rouge et le Noir
1 emploi spécialisé
- Médecine Aspect blanchâtre de la face et, en général, de la peau.
Citation
On dit que ton front jaune et ton teint sans couleur Perdit en ce moment son antique pâleur
Origine du mot
Provenç. pallor ; esp. palor ; ital. pallore ; du lat. pallorem (voy. PÂLE). — Littré, 1873
latin — abeo « La pâleur a disparu »
1873 — le Littré
PÂLEUR s. f. (pâ-leur)
Couleur de ce qui est pâle. encore relevé aujourd’hui
- Je lis dans sa pâleur une secrète rage — CORN., Médée, V, 4
- On dit que ton front jaune et ton teint sans couleur Perdit en ce moment son antique pâleur — BOILEAU, Lutr. I
7 autres citations
- Vous veniez de mon front observer la pâleur, Pour aller dans ses bras rire de ma douleur — RAC., Andr. IV, 5
- Dieux puissants ! quelle étrange pâleur De son teint tout à coup efface la couleur ! — ID., Esther, II, 7
- La crainte s'emparerait des esprits, on verrait la pâleur sur tous les visages — MONTESQ., Esp. VI, 6
- Préférer les lis de Lucrèce Et les pâleurs de la sagesse Aux roses de la volupté — BERNIS, Quat. part. du jour, Mat.
- Ce beau front que flétrit une pâleur mortelle — DELILLE, Én. X
- Ah ! s'il me permettait ce funèbre entretien, La pâleur de mon front passerait sur le tien — DUCIS, Hamlet, II, 5
- À la pâleur de son visage [de Napoléon, à Moscou], on voyait que la vérité, qui ne se fait jamais mieux entendre que dans l'ombre des nuits, l'avait oppressé longuement de sa présence et fatigué de son importune clarté — SÉGUR, Hist. de Nap. VIII, 11
La pâleur de la mort, une pâleur mortelle, la couleur pâle que la mort étend sur le visage.
- La pâleur de la mort est déjà sur son teint — RAC., Phèdre, V, 5
- Elle demeura quelque temps immobile ; une pâleur mortelle se répandit sur son visage — LESAGE, Diable boit. ch. V, p. 71, dans POUGENS
Historique
XIIIe s.
- Et puisque cuer [le cœur] est tiex [tel] et de si grant valour, Donnons le tout à Diex frès et en sa chalour ; Car Diex n'en aroit cure, s'il tornoit à palour — J. de MEUNG, Test. 1515
Étymologie
Provenç. pallor ; esp. palor ; ital. pallore ; du lat. pallorem (voy. PÂLE).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 3 de l’édition papier
Liens de sens
Synonymes
blêmeur
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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