voleur

nature
nom masculin
diction
[volœʁ] · 2 syllabes
attesté
1549
usage
53 par million de mots
parenté
voler

Sens et définitions

Nom 4

  1. Homme qui effectue un vol, qui dérobe, s’approprie le bien d’autrui, ou l’a déjà fait.
    • C'est un ustensile à l'usage des voleurs, et ces gens avaient bien les allures de malandrins qui viennent faire un mauvais coup. Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, tome 2, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, p. 130
  2. Personnes morales effectuant un vol (des sociétés, des entreprises ou encore des gouvernements).
    • Le voleur, dans cette histoire, c’est le gouvernement lui-même.
  3. Personne qui exige plus qu’elle ne devrait demander.
    • Ce marchand est un voleur, il vend ce vieux truc pour cent euros !
  4. Êtres vivants dont les actes sont interprétés comme du vol.
    • La hyène est souvent considérée comme une voleuse, car elle tente parfois de s’accaparer des proies tuées par d’autres animaux.

Adjectif 1

  1. Qui aime à voler ou à dérober.
    • C’est une race […] peu scrupuleuse dans le choix de ses moyens, peu véridique et volontiers voleuse, pillarde et homicide. Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 233

Citation

Une troupe de voleurs arabes qui avaient fait une irruption dans le camp, avaient tué tous ses frères
Lemaistre de Sacy, Bible, Paralip. II, 22, 1

Origine du mot

latin — abactor « Voleur de bestiaux »

1873 — le Littré

VOLEUR1 s. m. (vo-leur)

Terme de fauconnerie. Se dit des faucons et autres oiseaux de proie.

Bon voleur, oiseau qui vole sûrement.

Étymologie

Voler 1.

VOLEUR, EUSE2 s. m. et f. (vo-leur, leû-z')

1 Celui, celle qui a volé, qui vole habituellement. encore relevé aujourd’hui

  • Une troupe de voleurs arabes qui avaient fait une irruption dans le camp, avaient tué tous ses frères — SACI, Bible, Paralip. II, 22, 1
  • Jésus-Christ vient, dit-il, comme un voleur, toujours surprenant et impénétrable dans ses démarches ; c'est lui-même qui s'en glorifie dans toute son Écriture — BOSSUET, Mar.-Thér.
6 autres citations
  • Comme un voleur, direz-vous, indigne comparaison ! n'importe qu'elle soit indigne de lui, pourvu qu'elle nous effraye, et qu'en nous effrayant, elle nous sauve ? — ID., ib.
  • Car, sitôt que du soir les ombres pacifiques D'un double cadenas font former les boutiques.... Les voleurs à l'instant s'emparent de la ville [Paris] — BOILEAU, Sat. VI
  • On obligeait le voleur d'un chien de chasse à faire trois tours sur la place publique, en lui baisant le derrière — SAINT-FOIX, Ess. Paris, Œuvr. t. IV, p. 24, dans POUGENS
  • La loi des Douze Tables permettait de tuer le voleur de nuit, aussi bien que le voleur de jour qui, étant poursuivi, se mettait en défense — MONTESQ., Esp. XXIX, 15
  • En vérité, en lisant l'histoire des York, des Lancastre et de bien d'autres, on croit lire l'histoire des voleurs de grands chemins — VOLT., Lett. H. Walpole, 15 juillet 1768
  • En Angleterre, les voleurs sont très rarement meurtriers, parce qu'ils ne sont pas forcés au meurtre par une loi qui n'aurait pas assez distingué la rapine et l'assassinat — ID., Pol. et lég. Prix de la just. et de l'hum. II.

Fig.

  • C'est une beauté fort différente de celle de la reine Épicharis ; mais, si elle n'est pas si égyptienne qu'elle, elle ne laisse pas d'être pour le moins aussi voleuse : dès sa première enfance, elle vola la blancheur à la neige.... — VOIT., Lett. 69
  • Le jour fatal est proche, et vient comme un voleur — BOILEAU, Ép. III

Familièrement. Être fait comme un voleur, avoir ses vêtements en désordre, en mauvais état.

Au voleur ! cri pour appeler du secours contre un voleur.

  • Au voleur ! au voleur ! à l'assassin ! au meurtrier ! justice, juste ciel ! je suis perdu ; je suis assassiné ! — MOL., l'Av. IV, 7

Fig.

  • Votre œil en tapinois me dérobe mon cœur ; Au voleur, au voleur, au voleur, au voleur ! — MOL., Préc. 10

2Par exagération. Celui qui exige plus qu'il ne devrait demander. Ce marchand est un voleur. encore relevé aujourd’hui

3 Il se dit des conquérants, des mauvais princes.

  • Les successeurs d'Alexandre volent aujourd'hui pour eux les provinces qu'il avaient volées pour leur maître voleur — VOLT., Dial. XXIX, 1
  • Un prince qui, sans forme de justice et sans justice, emprisonne ou fait périr des citoyens, est un voleur de grand chemin qu'on appelle Votre Majesté — ID., Pensées sur le gouvern. 1752
Historique

XVIe s.

  • Quant au mot de voleur, l'ordonnance du roy François premier faite contre eux nous enseigne l'origine, quand elle dit qu'il y avoit des meschans hommes, lesquels, faisant semblant de voler l'oyseau, aguetoient des marchands sur les chemins ; si cela n'est vray, il est bien trouvé — PASQUIER, Rech. VIII, p. 719, dans LACURNE
  • Les voleurs qui se sont engraissés de la substance du peuple et qui ont pillé à toutes mains les meubles des presents et des absents — Sat. Mén. Disc. de d'Aubray
Étymologie

Voler 2.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 4 de l’édition papier

Liens de sens

Terme générique

homme

Dérivés

au voleur comme un voleur crabe voleur douille voleuse fait comme un voleur jouer au gendarme et au voleur ptine voleur vinaigre des quatre voleurs vinaigre des quatre-voleurs voleur à l’américaine voleur à la tire voleur comme une pie voleur de colis voleur de grand chemin

Associés

vol volable voler volereau

Famille morphologique

vol voler vole

Prononciation

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « voleur » du Wiktionnaire.

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