penché
- nature
- adj masculin
- diction
- [pɑ̃ʃe] · 2 syllabes
- usage
- 27 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 2
-
Qui est incliné, qui dévie de la verticale.
- Ces deux tours penchées ont donné lieu à bien des descriptions pittoresques. John Grisham, Le Clandestin, traduit par Patrick Berthon, 2012, Robert Laffont
1 emploi spécialisé
-
Héraldique
vieilli Se dit du maillet et quelques autres meubles quand ils ont une position qui dévie de la verticale qui est leur position ordinaire (en pal). Il faut alors indiquer la direction de l’inclinaison (à dextre, à senestre, en bande, en barre). Cette terminologie est devenue obsolète car imprécise. Il est préférable d’utiliser les indications d’orientation posé en pal, en fasce, en bande ou en barre.
- D’or à une tour ajourée et crénelée de sable, maçonnée d'argent, au chef d’azur chargé de trois maillets penchés à dextre d’or, qui est de la famille Boël de Belgique illustration « maillets penchés »
Formes fléchies 1
-
Participe passé masculin singulier du verbe pencher.
- À en retenir une, il aurait penché pour que l’on gardât l’affaire de l’innocent Cabuche. Émile Zola, La Bête humaine, chapitre V
Citation
Aussitôt que le Samien m'avait porté un faux coup et que son bras s'allongeait en vain, je le surprenais dans cette posture penchée
1873 — le Littré
PENCHÉ, ÉE part. passé (pan-ché, chée)
de pencher
1 Qui n'est pas droit, perpendiculaire. encore relevé aujourd’hui
- Sa tête sur un bras languissamment penchée — CORN., Rodog. V, 4
- Il [Turenne mort] était penché le nez sur l'arçon — SÉV., 211
4 autres citations
- Aussitôt que le Samien m'avait porté un faux coup et que son bras s'allongeait en vain, je le surprenais dans cette posture penchée — FÉN., Tél. V
- Elle était penchée vers le ruisseau ; de profonds soupirs sortaient de sa bouche — VOLT., Zadig, 18
- En approchant de Bologne, on est frappé de loin par deux tours très élevées, dont l'une surtout est penchée d'une manière qui effraie la vue — STAËL, Cor. XIX, 7
- Comme un lis penché par la pluie — LAMART., Méd. II, 14
Un air penché, contenance dans laquelle on baisse la tête, air malade, souffrant.
- Je fus hier au cours avec un air penché, parce que je ne veux point faire de visites — SÉV., 29 avr. 1685
Par extension. Des airs penchés, des mouvements de la tête et du corps affectés pour tâcher de plaire.
- Chattes aux airs penchés sont les plus amoureuses — DESHOUL., Poés. t. II, p. 147
- Plus de cadence dès les premiers pas : il [le fils de Montbron] crut la rattraper, et couvrir son défaut par des airs penchés et un haut port de bras — SAINT-SIMON, 3, 58
1 autre citation
- Les comédiens qui ont défiguré mes ouvrages pour se donner des airs penchés sur le théâtre — VOLT., Lett. d'Argental, 3 janv. 1767
Terme de botanique. Qui est attachée la base en haut et le sommet en bas, ou qui se dirige perpendiculairement vers la terre.
2Fig. Qui incline vers. encore relevé aujourd’hui
- Il a besoin d'un gendre.... Qui soutienne des ans penchés dans le tombeau — CORN., Pulchér. V, 4
- Flatter la faiblesse humaine, trop penchée par elle-même au relâchement — BOSSUET, Comédie, I
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 3 de l’édition papier
Liens de sens
Domaine
héraldique
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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