portière
- nature
- nom féminin
- diction
- [pɔʁtjɛʁ] · 2 syllabes
- usage
- 33 par million de mots
- parenté
- portier
Forme principale : portier
Sens et définitions
Nom 7
-
vieilli Femme dont la profession est de garder une porte d’entrée.
- Avez-vous jamais vu une portière qui ait un père ou une mère ? James Rousseau, Physiologie de la portière, 1841
-
vieilli Épouse d’un portier.
- Pas de monsieur Fabre, rue Saint-Dominique ! et ventre à terre, et pourboire au cocher, et tout ! J’ai parlé au portier et à la portière, qui est une belle forte femme, ils ne connaissent pas ça ! Victor Hugo, Misérables, Émile Testard, Paris, 1890 (1ʳᵉ édition 1862), page 426
-
Personne bavarde, souvent médisante.
- — Mademoiselle Fischer vivre avec un jeune homme !… répéta l’employé. C’est des cancans de portière, ne parlons pas si légèrement de la cousine d’un Conseiller-d’État qui fait la pluie et le beau temps au Ministère. Honoré de Balzac, cousine Bette, Vᵛᵉ A. Houssiaux, Paris, 1863, page 47
-
Tenture qu’on met devant une porte, pour empêcher le vent ou par ornement.
- Solange lisait et elle ne leva pas les yeux lorsque son prétendu écarta la portière du petit salon. Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, page 71
3 emplois spécialisés
-
Religion
Religieuse qui a le soin d’ouvrir et de fermer la porte d’un couvent.
- Cependant, sa rivale n’était pas oisive ; car, étant d’intelligence avec la mère portière, elle venait d’apprendre l’arrivée du jésuite, et ne doutant point qu’après un si long intervalle. Abbé du Prat, dans le cloître ou la Religieuse en chemise, Bibliothèque des curieux, Paris, 1920, page 37
-
Automobile
Ouverture de la voiture, du wagon ou de l’avion par où l’on monte et l’on descend.
- Ça va ! grommela Bob impatienté. L’autre n’insista pas et se mit à regarder par la portière. Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927
-
Automobile
Sorte de porte qui sert à fermer cette ouverture.
- Les portières sont refermées, après la visite du contrôleur. Un dernier coup de sifflet annonce que le train va se mettre en marche… Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre I, J. Hetzel et Cⁱᵉ, Paris, 1892
Adjectif 1
1 emploi spécialisé
- Élevage vieilli Qui est en âge de porter des petits ou qui en a déjà porté.
Citations
Son mari, qu'une affaire appelle dans la ville, Et qui, chez lui, sortant, a tout laissé tranquille, Se trouve assez surpris, rentrant dans la maison, De voir que le portier lui demande son nom
L'ouverture du devant [du carrosse] fait un tableau merveilleux [en un voyage] ; celle des portières et des petits côtés nous donne tous les points de vue qu'on peut imaginer
Origine du mot
Porte. — Littré, 1873
1873 — le Littré
PORTIÈRE1 s. f. (por-tiè-r')
1 Rideau placé devant une porte pour garantir du vent. Des portières de velours. encore relevé aujourd’hui
Dans cette acception, portière est un adjectif qui signifie de porte ; il y a sous-entendu tenture, étoffe.
2 Ouverture d'un carrosse par où l'on monte et l'on descend. encore relevé aujourd’hui
- L'ouverture du devant [du carrosse] fait un tableau merveilleux [en un voyage] ; celle des portières et des petits côtés nous donne tous les points de vue qu'on peut imaginer — SÉV., 425
Être à la portière, se tenir par honneur à cheval à côté de la portière d'un carrosse.
- Après ce début, je monte en carrosse, et vous à cheval ; mais loin de vous tenir à la portière comme les autres.... — HAMILT., Gramm. 4
- Quand Mme de Montespan allait seule, elle avait quatre gardes du corps aux portières de son carrosse — VOLT., Louis XIV, 26
Être assis à la portière, être à la portière, être assis dans un carrosse contre une portière.
L'espèce de porte qui sert à fermer cette ouverture. Abaisser les glaces des portières.
Familièrement. Carrosse à trente-six portières, une charrette.
3Terme d'artillerie. Portière d'embrasure, sorte de masque avec lequel on bouche les embrasures d'une batterie pour protéger les servants contre la mousqueterie. Portière en bois. Portière en cordes.
Portière de pont, se dit de l'ensemble de plusieurs bateaux qu'on a réunis à l'avance pour les employer à la construction d'un pont militaire. Construire un pont par portière.
Étymologie
Porte.
PORTIÈRE2 adj. f. (por-tiè-r')
1 Qui porte en son sein, en parlant d'une vache, d'une brebis, d'une chèvre.
Vache, brebis portière, vache, brebis qui est en âge de porter, ou qui a déjà porté.
2 S. f. Utérus de vache ou de brebis.
- Je parlai à un boucher pour avoir les portières de toutes les vaches et de toutes les brebis qu'il tuerait — BUFF., Hist. anim. VI
Historique
XIVe s.
- Cilz fu ausi souspris qu'une brebis portiere, Quand elle voit le lou qui li tient la gorgiere — Guesclin. 1128
XVIe s.
- Ceux se trompans qui emploient leurs juments portieres aux frequentes œuvres de mesnage — O. DE SERRES, 304
Étymologie
Porter.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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