portier

nature
nom masculin
diction
[pɔʁtje] · 2 syllabes
usage
10 par million de mots

Sens et définitions

Nom 10

  1. Homme dont la profession est de garder une porte d’entrée.
    • Mon hôtel, en façade sur l’une des principales voies, a vraiment noble allure : des portiers corrects gardent son huis. Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931
  2. Dispositif qui ouvre ou ferme une porte de façon automatique.
    • Notre idée ingénieuse pour vos poules : le portier ferme la trappe de votre poulailler à la tombée de la nuit et l’ouvre au lever du jour. Catalogue, la Ferme de Beaumont, 2013
  3. vieilli Concierge, gardien.
  4. argot Premier (ou dernier selon le sens) du Klub, 50ᵉ en partant de la fin du classement de sortie.
  5. Premier (ou dernier selon le sens) du Klub, 50 en partant de la fin du classement de sortie.
5 emplois spécialisés
  1. Religion Religieux qui a le soin d’ouvrir et de fermer la porte d’un couvent.
  2. Football Gardien de but.
    • Quatre ans plus tard, le portier de 33 ans a vu son avenir se brouiller au Real Madrid comme en sélection, où le match de vendredi au Brésil accrédite l’idée qu’il ne présente plus les mêmes garanties qu’autrefois. « L’Espagne ridiculisée par les Pays-Bas : Casillas demande pardon », le Soir.be avec AFP, 14 juin 2014
  3. Réseaux informatiques Logiciel généralement associé à une ou plusieurs passerelles, qui assure notamment la conversion des adresses et vérifie les autorisations d’accès à un réseau.
  4. Généralités Employé en livrée qui se tient à l'entrée d'un hôtel ou d'un restaurant pour accueillir, aider et renseigner les clients. Relève du concierge ou du chef chasseur dans un hôtel.
  5. Internet et télématique Logiciel généralement associé à une ou plusieurs passerelles, qui assure la conversion des adresses et le contrôle des accès à un réseau.

Citation

Son mari, qu'une affaire appelle dans la ville, Et qui, chez lui, sortant, a tout laissé tranquille, Se trouve assez surpris, rentrant dans la maison, De voir que le portier lui demande son nom
Nicolas Boileau, Sat. X

Origine du mot

Du bas latin portarius. Équivalent à porte avec le suffixe -ier.

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

PORTIER, IÈRE s. m. et f. (por-tié, tiè-r')

1 Celui, celle qui garde la porte d'une maison. encore relevé aujourd’hui

  • Je vous trouve soigneux et d'une humeur accorte ; Ce sont pour un portier de bonnes qualités — HAUTEROCHE, App. tromp. II, 7
  • On en a mis [chez les anciens], trois [dieux] à la seule porte ; aussi saint Augustin reproche-t-il aux païens, qu'au lieu qu'il n'y a qu'un portier dans une maison et qu'il suffit parce que c'est un homme, les hommes ont voulu qu'il y ait trois dieux — BOSSUET, Panégyr. St Victor, 1
1 autre citation
  • Son mari, qu'une affaire appelle dans la ville, Et qui, chez lui, sortant, a tout laissé tranquille, Se trouve assez surpris, rentrant dans la maison, De voir que le portier lui demande son nom — BOILEAU, Sat. X

Fig.

  • Bons gouverneurs de province, bons gardiens de la frontière, bons portiers du royaume, tant qu'il vous plaira ; mais bons ministres et bons courtisans, je ne l'accorde pas de la même sorte — BALZ., De la cour, 6e disc.

Terme militaire. Portier consigne, portier de l'avancée d'une place forte.

Adj. Dans les couvents, le frère portier, la sœur, la mère portière, le frère convers, la religieuse qui a le soin d'ouvrir et de fermer la porte.

2 Portier de comédie, portier qui n'ouvre qu'autant qu'on lui donne quelque gratification.

  • Ma foi, j'étais un franc portier de comédie ; On avait beau heurter et m'ôter son chapeau ; On n'entrait point chez nous sans graisser le marteau — RAC., Plaid. I, 1

3 Dans l'histoire juive, portiers du temple, ceux qui, nuit et jour, veillaient sur le temple, sur les trésors et sur les offrandes.

  • Les portiers étaient logés selon le regard des quatre vents, c'est-à-dire à l'orient, à l'occident, au septentrion et au midi — SACI, Bible, Paralip. I, IX, 24

Dans la primitive Église, nom donné aux derniers des clercs mineurs ; ils étaient préposés à la garde de l'église, afin d'empêcher les païens d'y pénétrer, et de veiller à ce qu'hommes et femmes entrassent chacun par la porte destinée à leur sexe.

4 Portier du paradis, nom donné à saint Pierre, à cause qu'on le représente avec deux clefs à la main.

5Terme de pêche. Se dit de deux piquets placés à l'entrée de la chambre ou de la tour d'une paradière.

Historique

XIIe s.

  • Jo fui defors la porte del portier escondiz — Th. le mart. 61
  • Il n'avoit mie en sa maison portier, mais portiere — Job, p. 444

XVe s.

  • Bien savoit Aimerigot Marcel que le chasteau d'Aloize delez St Flour n'estoit point gardé, fors du portier tant seulement — FROISS., II, II, 47
Étymologie

Wallon, poirti, portier, poirtîr, portière ; provenç. portier ; cat. porter ; esp. portero ; ital. portiere ; du lat. portarius, de porta, porte.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « portier » du Wiktionnaire.

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