puritain
- nature
- adj masculin
- diction
- [pyʁitɛ̃] · 3 syllabes
- attesté
- 1501
- usage
- 1 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 3
-
Qui professe une grande pureté de principes moraux ou politiques.
- Sa vie était monotone et sa tâche répugnait à son caractère, mais elle accomplissait son devoir et brisait sa volonté avec une joie puritaine. Julien Green, Charlotte Brontë, dans Suite anglaise, 1927, Le Livre de Poche, page 84
2 emplois spécialisés
-
Christianisme
Relatif au puritanisme.
- On comprend bien des choses si l'on sait que chacun de ces hommes devait être enterré selon les rites de sa bande, avec tout ce qu'il peut y avoir de prières : catholiques, juives, puritaines, presbytériennes, méthodistes, parsies, jaines, musulmanes. Paul Nizan, Aden Arabie, chapitre VIII., Rieder, 1932 ; Maspéro, 1960
- Généralités Personne austère et prude très attachée aux principes (moraux, religieux, politiques...).
Nom 2
-
figuré Celui qui professe une grande pureté de principes moraux ou politiques, une grande rigidité dans l’application de ces principes. Il s’emploie quelquefois dans un sens péjoratif.
- Ce n’est pas un puritain, répliqua-t-elle en lui faisant face malgré l’embarras qui lui rosissait les joues. Anne Herries, Séduite par un rebelle, 2016
1 emploi spécialisé
-
Religion
Membre d’une secte protestante qui veut suivre la religion la plus pure.
- Une jeune puritaine.
Citation
Les calvinistes se vantaient d'être ceux des réformés qui s'attachaient le plus purement à la lettre de l'Écriture ; ce qui fut cause qu'on leur donna le titre de puritains en Angleterre et en Écosse
Origine du mot
De l’anglais puritan ^([1]) (« membre d'une secte protestante »).
1873 — le Littré
PURITAIN, AINE s. m. et f. (pu-ri-tin, tè-n')
1 Nom donné à chacun des membres d'une secte protestante ainsi appelée parce qu'elle prétend être plus purement attachée que les autres presbytériens à la lettre de l'Écriture ; elle rejette la hiérarchie. encore relevé aujourd’hui
- Les calvinistes se vantaient d'être ceux des réformés qui s'attachaient le plus purement à la lettre de l'Écriture ; ce qui fut cause qu'on leur donna le titre de puritains en Angleterre et en Écosse — BOSSUET, Var. IX, 75
- Ces puritains, espèces de calvinistes, se réfugièrent, vers l'an 1620, dans ce pays nommé depuis la Nouvelle Angleterre — VOLT., Mœurs, 153
Adjectivement. Un ministre puritain. La secte puritaine.
- Il y a là dedans [des vers de Thomson] un sentiment de cette piété puritaine et candide ; il y a quelque chose de cette exaltation naïve de l'Écosse qui s'anime pour l'amour de la patrie, et d'une patrie du Nord — VILLEMAIN, Litt. fr. XVIIIe siècle, 2e part. 2e leç.
- Cette action de l'esprit français, qui tout à coup, dans l'Écosse puritaine, fait briller une littérature.... — ID., ib. 2e part. 3e leç.
2 Se dit, par extension, de ceux qui affectent une grande rigidité de principes moraux ou politiques. encore relevé aujourd’hui
Étymologie
Angl. puritan, du lat. purus, pur, par l'intermédiaire de puritas.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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