réformation
- nature
- nom féminin
- diction
- [ʁefɔʁmasjɔ̃] · 4 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
- parenté
- réformer
Sens et définitions
Nom 3
-
Action de réformer, de rétablir dans l’ancienne forme ou d’établir dans une forme nouvelle, jugée meilleure.
- Le recours en réformation devant le tribunal administratif est un recours au fond par lequel le contribuable peut attaquer les décisions prises par le directeur des contributions directes. Administration des contributions directes du Grand-Duché de Luxembourg.
- vieilli Résultat de cette action, réforme.
-
Changements que les protestants ont apportés à la doctrine et à la discipline de l’Église.
- À ces antiques attributions, la réformation a encore ajouté la souveraineté spirituelle et le titre de chef de l’Église; …. Anonyme, Angleterre. - Administration locale, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1
Citation
Au lieu de vaquer à l'étude de soi-même, à la réformation de soi-même
Origine du mot
Du latin reformatio.
Dans le dictionnaire latin : reformatio
1873 — le Littré
RÉFORMATION s. f. (ré-for-ma-sion ; en vers, de cinq syllabes)
1 Action de corriger, c'est-à-dire de rétablir dans l'ancienne forme ou dans une forme meilleure. encore relevé aujourd’hui
- Je ne saurais aucunement approuver ces humeurs inquiètes et brouillonnes, qui, n'étant appelées ni par leur naissance ni par leur fortune au maniement des affaires publiques, ne laissent pas d'y faire toujours en idée quelque réformation — DESC., Méth. II, 3
- Au lieu de vaquer à l'étude de soi-même, à la réformation de soi-même — BOURDAL., Dim. t. II, p. 221
3 autres citations
- Tout le monde a loué une réformation si utile à toutes les parties [défendre aux greffiers de recevoir de l'argent des parties] — PASC., Prov. VIII
- Après ce beau raisonnement, on découvre pourtant les antipodes ; nouvelle réformation à la carte, nouvelle moitié de la terre — FONTEN., Mondes, 2e soir.
- On ne vous charge pas de la réformation de l'univers — MASS., Carême, Immut.
La réformation des abus, des désordres, le retranchement des abus, des désordres.
2 La réformation des monnaies, action de refrapper les monnaies pour en changer l'empreinte ou la valeur, sans les refondre. encore relevé aujourd’hui
3 Absolument. Changements apportés par les protestants à la doctrine et à la discipline catholiques. encore relevé aujourd’hui
- Ceux qui n'ont pas craint de tenter la réformation par le schisme — BOSSUET, Reine d'Anglet.
- La réformation anglicane fut commencée par le duc de Sommerset et par Cranmer — ID., Var. VII, 82
Remarque
1. À l'origine, réformation était le terme général pour désigner la révolution religieuse du XVIe siècle ; et réforme s'appliquait plus particulièrement à l'œuvre de Zwingle et de Calvin. De nos jours, on emploie assez indifféremment ces deux termes l'un pour l'autre.
2. On dit réforme en parlant des monastères et non réformation.
Historique
XIVe s.
- Quant à la correction ou mutacion des loys et à la reformacion de la policie... — ORESME, Thèse de MEUNIER.
XVe s.
- Si fut ceste refformation dont maint prodomme fut desert [ruiné] — Geste de nobles, p. 129
Étymologie
Prov. reformacio ; espagn. reformacion ; ital. riformazione ; du lat. reformationem, de reformare, réformer.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « réformation » du Wiktionnaire.