ruade
- nature
- nom féminin
- diction
- [ʁyad] · 2 syllabes
- attesté
- 1501
- usage
- 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 5
-
Action d’un cheval, d’un mulet, etc., qui rue.
- Alors les chevaux, excités par les coups de fouets des chasseurs, se précipitèrent dans toutes les directions en hennissant et en lançant des ruades. Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858
-
figuré Saut brusque, secousse.
- Enfin, de ruade en ruade, (on ne peut appeler autrement les petits sauts que nous faisons des quatre roues [du tramway]) nous finissons par avancer vers la Canebière qu'on voit là-bas devant. Jean Giono, Chroniques romanesques, Noé, 1947
-
figuré Coup violent.
- Le président du Conseil […] fit tête à l'extrême gauche tout en détachant des ruades à droite. Eugène-Melchior de Vogüé, Les Morts qui parlent, 1899
2 emplois spécialisés
- Courses hippiques et sports équestres Bond dans lequel le cheval se soulève du devant puis, une fois retombée, du derrière.
- Ski et surf des neiges Virage brusque effectué par une rapide rétraction des talons de skis pour les faire pivoter dans un axe différent alors que les spatules demeurent en contact avec la neige.
Citation
L'autre [le cheval].... lui lance [au loup] une ruade Qui vous lui met en marmelade Les mandibules et les dents
Origine du mot
Ruer. — Littré, 1873
1873 — le Littré
RUADE s. f. (ru-a-d')
1 Action par laquelle le train de derrière subitement enlevé permet à l'animal de lancer vivement en arrière les membres postérieurs, pour frapper, ou pour compléter un saut en franchissant un obstacle.
- L'autre [le cheval].... lui lance [au loup] une ruade Qui vous lui met en marmelade Les mandibules et les dents — LA FONT., Fables, V, 8
- Je voulus monter sur ma mule, qui me lança une ruade dont j'aurais été peut-être estropié toute ma vie, si j'eusse reçu le coup de plus loin — LESAGE, Guzm. d'Alf. II, 8
2 autres citations
- L'âne lui détachait des ruades pour le faire retourner — VOLT., Taur. 1
- Si le cheval veut se défendre par des ruades, c'est-à-dire avec les pieds de derrière, il est perdu sans ressource ; car l'ours lui saute d'abord sur le dos, et le serre si fortement qu'il vient à bout de l'étouffer et de le dévorer — BUFF., Quadr. t. VIII, p. 69
2Fig. Emportement, violence, brutalité inattendue.
- Charles X croit que la révolution qui l'a renversé est une conspiration creusée, minée, chauffée de longue main ; erreur, c'est tout simplement une ruade du peuple — V. HUGO, Journal d'un révolutionnaire de 1830, septembre
3 Se disait autrefois, dans la danse, du mouvement par lequel le danseur lançait le pied en arrière.
Historique
XVIe s.
- Ruade seiche — COTGRAVE
- Et ce que les Italiens disent qu'en la bataille de Fornuove, le cheval du roy [Charles VIII] le deschargea, à ruades et coups de pieds, des ennemis qui le pressoient.... — MONT., I, 359
Étymologie
Ruer.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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