sauveté
- nature
- nom féminin
- diction
- [sovəte] · 3 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
-
vieilli Sécurité.
- Les ennemis entrèrent pèle-mêle avec eux dans la ville , car la rivière étoit si basse qu’on la passoit partout à gué. Le connétable se retira à sauveté avec le comte de Tancarville , sous une porte , à l’entrée du pont , devant l’église de Saint-Pierre. François-René Chateaubriand (vicomte de), Études, ou, Discours historiques sur la chute de l’Empire romain, la naissance et les progrès du christianisme, et l’invasion des barbares, suivis d’une analyse raisonnée sur l’histoire de France, Volume 4, De M
1 emploi spécialisé
-
Moyen Âge
Zone de refuge autour d'une église, balisée par plusieurs bornes ou par des croix. À l'intérieur de ce périmètre, il était interdit de poursuivre les fugitifs.
- Dès le VIe siècle, les premières sauvetés furent créées par pour accueillir dans leur enceinte des populations victimes des invasions. Au XIe siècle, leur caractère sacré est amplifié, les sauvetés devenant des lieux francs où l’immunité de l’individu sera respectée. Jean-Jacques Taillentou, Histoire du Marensin de l’antiquité à la révolution, Princi Negue, 2002, Page 72
Formes fléchies 1
- Participe passé masculin singulier du verbe sauveter.
Citation
Cette menace pourrait donner de la crainte à un autre, et ferait songer à un plus sage que moi à se mettre en sauveté
Origine du mot
Prov. salvetat, saubetat ; esp. salvedad ; du lat. fictif salvitatem, de salvus (voy. SAUF). — Littré, 1873
1873 — le Littré
SAUVETÉ s. f. (sô-ve-té)
Terme vieilli, mais qui serait à remettre en usage. État d'une personne ou d'une chose mise hors de péril. Ses marchandises sont en lieu de sauveté.
- Cette menace pourrait donner de la crainte à un autre, et ferait songer à un plus sage que moi à se mettre en sauveté — VOIT., Lett. 3
- Mme Ticquet fut assez folle pour s'être laissé arrêter, et n'être pas déjà en pays de sauveté — SAINT-SIMON, 73, 206
1 autre citation
- On ne se crut en sauveté qu'au Rhin et au bout du pont de Strasbourg — ID., 136, 266
Historique
XIIe s.
- Li chaitif fil d'Adam nen ont cure de veriteit ne de celes choses k'à lor salveteit apartienent — ST BERN., p. 521
XIIIe s.
- Et se Diex leur donoit qu'il i poïssent venir, là seroient il à sauveté — VILLEH., CLVI
- Et si tost qu'ele pot, ele se mist hors de son pooir por estre à sauveté — BEAUMANOIR, XXX, 95
XVe s.
- S'estoient tous retraits dedans les forests .... et y avoient tout attrait et mis à sauveté — FROISS., I, I, 57
- Nous tournions le dos à nos ennemis, et prenions le chemin de sauveté — COMM., VIII, 7
Étymologie
Prov. salvetat, saubetat ; esp. salvedad ; du lat. fictif salvitatem, de salvus (voy. SAUF).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 4 de l’édition papier
Liens de sens
Prononciation
Homophones
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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