souillure

nature
nom féminin
diction
[sujyʁ] · 2 syllabes
usage
2 par million de mots

Sens et définitions

Nom 1

  1. Tache, saleté sur quelque chose. — Note d’usage : Il ne s’emploie guère qu’au figuré.
    • Marie. – Ah ! Catherine, il n’est même plus beau ; comme une fumée malfaisante, la souillure de son cœur lui est montée au visage. Alfred de Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 6, 1834

Citation

Vous apprendrez aux enfants d'Israël à se garder de l'impureté, afin qu'ils ne meurent point dans leurs souillures
Lemaistre de Sacy, Bible, Lévit. XV, 31

Origine du mot

Souiller. — Littré, 1873

1873 — le Littré

SOUILLURE s. f. (sou-llu-r', ll mouillées, et non souyu-r')

1 Ce qui souille, ce qui salit. Des vêtements couverts de souillures.

Chez les Juifs, souillures légales, l'impureté contractée soit par quelque maladie, soit par certains accidents.

  • Vous apprendrez aux enfants d'Israël à se garder de l'impureté, afin qu'ils ne meurent point dans leurs souillures — SACI, Bible, Lévit. XV, 31

En un sens analogue.

  • Tu vas parcourir les pays habités par les chrétiens ; il est impossible que tu n'y contractes bien des souillures — MONTESQ., Lett. pers. 15

2Fig. Ce qui est comparé à une souillure, à une tache.

  • Chaque instant de ma vie est chargé de souillures — MOL., Tart. III, 6
  • Le sang de Jésus-Christ est plus puissant pour laver nos souillures, que notre corruption ne saurait l'être pour en contracter — MASS., Carême, Lazare.
3 autres citations
  • Comment ce qui passe par des oreilles impures, ne contracterait-il pas leur souillure ? au contraire, un peuple de bonnes mœurs a des termes propres pour toutes choses — J. J. ROUSS., Ém. IV
  • Je me conservai pur de toute souillure jusqu'à l'âge où les tempéraments les plus froids et les plus tardifs se développent — ID., Conf. I
  • Pour nettoyer les corps infectés de souillures, Je vais mettre mon doigt sur toutes les blessures — AUG. BARBIER, Il Pianto.
Historique

XVIe s.

  • Ainsi la maison paternelle Ne vous fera brin de souilleure, Mais bien vous la rendrez meilleure — MAROT, IV, 185
  • Les souilleures du peché — CALV., Instit. 122
1 autre citation
  • Les manicheens .... disoient pourquey fit Dieu l'home de la soillure de le terre, que Latins appellent limum — BONIVARD, Amartigenée, p. 92
Étymologie

Souiller.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « souillure » du Wiktionnaire.

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