suavité
- nature
- nom féminin
- diction
- [sɥavite] · 3 syllabes
- usage
- 2 par million de mots
- parenté
- suave
Sens et définitions
Nom 2
-
Qualité de ce qui est suave.
- Cette scène délicieuse, au milieu de ce magnifique paysage, y répandait une incroyable suavité. Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832
1 emploi spécialisé
-
Religion
Douceur qui se fait sentir à l’âme, quand Dieu la favorise.
- Et puis la nature agit de même : est-ce que pour le petit enfant qui repose dans son berceau et qui prend possession du monde avec son regard éclos de l’avant-veille, la vie n’est pas toute suavité, toute caresse ? Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne, 1936, réédition Le Livre de Poche, 1968, page 51
Citation
Leur miel [de paroles] dans tous mes sens fait couler à longs traits Une suavité qu'on ne goûta jamais
Origine du mot
Provenç. suavetat ; espagn. suavidad ; ital. suavità ; du lat. suavitatem, de suavis, suave. L'ancienne langue avait aussi soatime ou soatune, qui représente suavitudinem. — Littré, 1873
1873 — le Littré
SUAVITÉ s. f. (su-a-vi-té)
1 Qualité de ce qui est suave. La suavité de cette odeur. La suavité d'une mélodie. Les compositions de ce peintre ont une suavité enchanteresse. repris par le Wiktionnaire
Fig.
- Leur miel [de paroles] dans tous mes sens fait couler à longs traits Une suavité qu'on ne goûta jamais — MOL., Tart. IV, 5
2Terme de spiritualité. Certaine douceur qui se fait sentir à l'âme quand Dieu la favorise. repris par le Wiktionnaire
- Dieu veut prendre le cœur par suavité — BOSSUET, Lett. Corn. 107
- Il faut que ces vœux soient dignes de vous et assez purs pour monter en odeur de suavité jusqu'aux pieds de votre trône — MASS., Panég. St Franç. de Paule.
Historique
XIIe s.
- La suaviteit de la contemplation — Job, p. 483
XVe s.
- L'œuvre de justice est reformatif de toutes injures, et y met la douceur et suavité de paix — JUVÉNAL DES URSINS, Charles VI, 1414
- La suavité et doulceur qui est promise aux vrays renonçans du monde — Intern. consol. II, 20
Étymologie
Provenç. suavetat ; espagn. suavidad ; ital. suavità ; du lat. suavitatem, de suavis, suave. L'ancienne langue avait aussi soatime ou soatune, qui représente suavitudinem.
Supplément au dictionnaire
SUAVITÉ. Ajoutez :
3 Il se dit aussi du caractère moral.
- Et telle était la suavité, la politesse de leurs mœurs [de Le Brun et Bourdon] que, pour se rapprocher l'un de l'autre, chacun de son côté était disposé à faire le premier pas — DE MONTAIGLON, Hist. de l'Acad. de peinture (Mém. attribués à H. Testelin), t. II, p. 24
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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