tenure

nature
nom féminin
diction
[tønyʁ] · 2 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 5

  1. Exploitation agricole en fermage.
    • Tu es brave, hardi compagnon, adroit. Tu ne songes pas encore à t'établir, je veux dire à te marier, à te fixer dans une tenure ? Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 45
4 emplois spécialisés
  1. Histoire Terre concédée à une personne non noble par un seigneur, en retenant la propriété pour n’accorder que la jouissance précaire au concessionnaire.
    • Le seigneur foncier morcela son domaine, concéda en tenure chacune de ses parcelles.
  2. Féodalité Mode de possession d’une terre.
    • La principale différence entre ces deux formes de tenure semble résider dans le fait que la première dépendait directement du roi, alors que la seconde relevait des autorités locales. Isabelle Klock-Fontanille, Les Hittites, collection « Que sais-je ? », 1998, page 77
  3. Histoire Mouvance, dépendance d’un fief.
    • Cette terre était dans la tenure, de la tenure de tel comté, de tel duché.
  4. Droit environnemental Condition, précisée dans le temps et l'espace, selon laquelle un gestionnaire ou un propriétaire forestier détient le droit d'utiliser, de récolter ou d'aménager une ressource forestière ou plus.

Citation

L'imperfection de cette tenure [ne pouvoir disposer du bien tenu en mainmorte] n'est pas le seul vice qui affecte l'héritage mainmortable
Voltaire, Pol. et lég. Coutume de Franche-Comté.

Origine du mot

Tenu. — Littré, 1873

1873 — le Littré

TENURE1 s. f. (te-nu-r')

1Terme de féodalité. Mode suivant lequel on tenait une terre. encore relevé aujourd’hui

  • L'imperfection de cette tenure [ne pouvoir disposer du bien tenu en mainmorte] n'est pas le seul vice qui affecte l'héritage mainmortable — VOLT., Pol. et lég. Coutume de Franche-Comté.

Mouvance d'un fief. Cette terre était dans la tenure de tel duché.

Mode ou condition de la possession d'un fief, d'un bénéfice militaire.

Tenure féodale, fief noble, en général.

Tenure de chevalier, fief noble qui imposait la condition de suivre son seigneur à la guerre.

Tenure de roture, mode de possession qui existe encore en Angleterre, et pour laquelle le tenancier doit un service déterminé.

2 Il se dit quelquefois pour terre donnée à ferme.

  • Ce n'est pas que je veuille faire l'apologie des grandes tenures d'après le système qui s'est introduit en Angleterre ; mais je tiens seulement à l'opinion qu'une ferme un peu considérable est mieux cultivée qu'une de moindre étendue, — Noël , Inst. Mém. sc. phys. et math. sav. étr. t. I, p. 242
Remarque

Bernardin de St-Pierre a dit tenure dans le sens de tenue : Qu'il l'avait sondé ; que la tenure et le mouillage en étaient très bons et que le vaisseau y était en parfaite sûreté, Paul et Virginie. Rien ne paraît justifier cet emploi ; il y a confusion de termes.

Historique

XIIe s.

  • Dam Hebert de Saint Liz fu de grant teneüre [possessions] — DU CANGE, tenere.

XIIIe s.

  • Et de tant de tens come il fu merme [mineur] d'aage, la teneure de son aversaire ne li griege — Ass. de J. I, 65
  • Se uns hons demande heritage à aucun, et cil met avant tenure de dix ans pesible — BEAUMANOIR, VIII, 9

XVIe s.

  • Fidelité et felonie sont reciproques entre le seigneur et le vassal ; et, comme le fief se confisque [est perdu] par le vassal, ainsi la tenure feodale [le droit féodal] par le seigneur — LOYSEL, 649
Étymologie

Tenu.

TENURE2 s. f. (te-nu-r')

Trou fait dans un bloc d'ardoise pour recevoir le coin. non relevé aujourd’hui

Étymologie

Tenir.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « tenure » du Wiktionnaire.

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