timbré
- nature
- adj masculin
- diction
- [tɛ̃bʁe] · 2 syllabes
- usage
- 2 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 5
-
Muni d’un timbre.
- Veuillez joindre une enveloppe timbrée.
- Qui permet d’acquitter le droit de timbre.
-
Qui a un certain timbre, en parlant d’un son.
- Son sourire me remplissait d'une béatitude infinie ; la vibration de sa voix si douce et cependant fortement timbrée me faisait tressaillir de joie et d'amour. Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Sylvie, 1854
-
familier Qui a l’esprit dérangé
- Persuadé que le jeune homme avait le cerveau un peu timbré, le portier avait fini par trouver l’explication du mystère. Eugène Chavette, La Chambre du crime, 1875
1 emploi spécialisé
-
Héraldique
Qui est surmonté d’un casque ou d’une autre marque de dignité.
- — Des armes timbrées d'une couronne de marquis, répondit Hervé, après avoir regardé. Non, je ne les connais pas. Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, p. 78
Formes fléchies 1
- Participe passé masculin singulier de timbrer.
Citation
La vie de la duchesse de Montbazon fut obscure, et ses mœurs et sa tête mal timbrée avaient beaucoup fait parler d'elle
1873 — le Littré
TIMBRÉ, ÉE part. passé (tin-bré, brée)
de timbrer
1Fig. et familièrement. Une cervelle, une tête, un cerveau mal timbré, ou qui n'est pas bien timbré, un écervelé, un fou (locution qui vient de l'emploi métaphorique de timbre fêlé pour raison dérangée).
- Le premier président de Bordeaux est amoureux d'elle [Mme de Brissac] comme un fou ; il est vrai que ce n'est pas d'ailleurs une tête bien timbrée — Mme DE LA FAYETTE, dans SÉV. t. III, p. 204, éd. RÉGNIER.
- La vie de la duchesse de Montbazon fut obscure, et ses mœurs et sa tête mal timbrée avaient beaucoup fait parler d'elle — SAINT-SIMON, 260, 109
On dit dans le même sens : une personne timbrée, une cervelle, une tête timbrée.
- Je suis bien aise que vous ayez en main toutes les pièces sur lesquelles vous pourrez juger à loisir si je suis timbré ou non — J. J. ROUSS., Corresp. du Peyrou, t. III, p. 251, dans POUGENS
- Il y a déjà quelque temps que je m'aperçois qu'il est un peu timbré — GENLIS, Th. d'éduc. le Magistrat, II, 3
2 Marqué d'un timbre. Cette lettre n'est pas timbrée.
- Cette ferme en un an produirait plus de rente Que le papier timbré ne peut rendre en quarante — REGNARD, le Distr. IV, 9
- ....un bavard en robe, apprenti chicaneur, Qui, de papiers timbrés barbouilleur téméraire.... — VOLT., Ép. 50
1 autre citation
- J'ai reçu le 12 de ce mois par la poste une lettre anonyme, sans date, timbrée de Lille et franche de port — J. J. ROUSS., Lett. à Panckoucke, 15 fév. 1761
3Terme de blason. Timbré se dit de l'écu couvert du casque ou timbre.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 4 de l’édition papier
Liens de sens
Dérivés
papier timbré
Associés
détimbrer
Domaine
héraldique
Famille morphologique
Prononciation
Homophones
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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