timoré
- nature
- adj masculin
- diction
- [timoʁe] · 3 syllabes
- usage
- 1 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 2
-
Qui est trop disposé à la crainte, au scrupule.
- Il est extraordinairement timoré. « C’est le lièvre de La Fontaine », disait mon père. Il ajoutait : « L’ombre de ses oreilles l’épouvante ». Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/L’Entre-Deux-Guerres, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 196
-
Qui a peur dans une situation particulière.
- Mais comment partager notre vécu ? Nous sommes trop souvent timorés. Nous craignons que les autres nous traitent de naïfs ! Robert Henckes, Au rendez-vous de Cana, éditions Fidélité, Namur, 1999, page 146
Nom 1
-
Celui qui est trop disposé à la crainte, au scrupule.
- Quoi que puissent espérer les sycophantes, quoi que puissent appréhender les timorés, le peuple de notre pays ne se laisse pas prendre aux parodies de justice. Joseph Caillaux, « Discours de Montpellier » in Ma doctrine, 1926
Citation
Lucile était une personne très timorée, et qui fatiguait souvent son âme à force de scrupules et d'interrogations secrètes sur sa conduite
Origine du mot
Du latin ecclésiastique timoratus (« qui craint Dieu »), de timeo, es, ere, ui (« craindre »).
Dans le dictionnaire latin : timoratus
1873 — le Littré
TIMORÉ, ÉE adj. (ti-mo-ré, rée)
1 Qui est pénétré d'une crainte salutaire, en parlant de la crainte d'offenser Dieu. encore relevé aujourd’hui
- Pénitent d'autant plus timoré qu'il était ignorant — VOLT., Éduc. d'un prince.
- Des vieillards timorés, des moines fanatiques, Versant sur l'avenir des larmes prophétiques, Maudissent cette guerre et pleurent leur pays — MASSON, Helvét. VI
1 autre citation
- Lucile était une personne très timorée, et qui fatiguait souvent son âme à force de scrupules et d'interrogations secrètes sur sa conduite — STAËL, Corinne, XIX, 5
Conscience timorée, celle que la crainte du mal alarme facilement, qui porte la délicatesse jusqu'au scrupule.
- La princesse palatine croyait voir partout dans ses actions un amour-propre déguisé en vertu ; quel supplice à une conscience timorée ! — BOSSUET, Anne de Gonz.
- Né avec une conscience très timorée, il veillait avec sévérité et avec scrupule sur lui-même — CONDORCET, Bertin.
2 Qui porte très loin le scrupule en général. encore relevé aujourd’hui
- Il me semble qu'une femme est d'ordinaire moins timorée qu'une fille — VOLT., Dict. phil. Terelas.
- Autant nous devons de sévérité à l'esprit de mécontentement et de murmure, autant nous devons de patience, de discussion et d'exhortation aux doutes des âmes timorées — MIRABEAU, Collection, t. IV, p. 340
1 autre citation
- Vous ne me ferez jamais croire qu'un avocat de Paris, un homme d'esprit, soit timoré à ce point-là — TH. LECLERCQ, Prov. t. III, p. 154, dans POUGENS
Historique
XVIe s.
- Timoré — COTGRAVE
Étymologie
Ital. timorato ; du lat. timoratus, de timor, crainte.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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