trompé
- nature
- adj masculin
- diction
- [tʁɔ̃pe] · 2 syllabes
- usage
- 48 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 1
-
Trahi par son conjoint.
- Un mari trompé. Une femme trompée.
Formes fléchies 2
-
Participe passé masculin singulier du verbe tromper.
- Nous secouons contre eux la poussière de nos souliers, et nous prenons le large. Par malheur, M. R***, qui l’a déjà pris, s’est trompé de route, et au lieu de cornicher le long de la mer, il s’est enfoncé dans le continent. Rodolphe Töpffer, Nouveaux voyages en zigzag à la Grande Chartreuse, autour du Mont Blanc, dans les vallées d’Herenz, de Zermatt, au Grimsel, à Gênes et à la Corniche, Seizième journée, Lecou, 1854
-
Forme traditionnelle de la forme conjuguée trompe, du verbe tromper, lorsqu’il y a inversion (postposition) du sujet je et nécessité d’accentuer le « e » caduc. → voir trompe
- Pour combien de vies en un jour vécues ? — autant que de malheureux consolés ! Me trompé-je, Daniel, mon fils, me trompé-je ? Revue blanche, page 287, Alexandre Natanson, 1902
Citation
Ma foi ! les trompeurs seront trompés ; M. Oronte est homme d'esprit, homme de tête ; ce n'est point à lui qu'il faut se jouer !
1873 — le Littré
TROMPÉ, ÉE part. passé (tron-pé, pée)
de tromper
1 Induit en erreur par quelque artifice.
- Tandis que l'ennemi, par ma fuite trompé — RAC., Mithr. III, 1
- Ma foi ! les trompeurs seront trompés ; M. Oronte est homme d'esprit, homme de tête ; ce n'est point à lui qu'il faut se jouer ! — LESAGE, Crisp. riv. 14
1 autre citation
- Nous étions tous deux heureux ; tu me croyais trompée, et je te trompais — MONTESQ., Lett. pers. 161
2 Déçu dans ce qu'on attendait.
- Aussitôt dans son sein il plonge son épée ; Mais la mort fuit encor sa grande âme trompée — RAC., Mithr. v, 4
- Mlle de l'Enclos : Si vous êtes malheureuse, comme vous le dites, vous trompez bien toute la terre qui vous envie. - Mme de Maintenon : Je suis trompée la première — VOLT., Dial. 3
1 autre citation
- Trompée dans sa longue attente, elle ne cessait de pleurer, de gémir — RICCOBONI, Œuv. t. v, p. 266, dans POUGENS
Trompé de l'attente, de l'espoir, déçu dans son attente, dans son espoir.
- Ainsi, trompé de mon attente, Je me consume vainement, Et les remèdes que je tente Demeurent sans événement — MALH., Chanson, v, 5
- L'auditeur n'est point trompé de son attente, quand le titre du poëme le prépare à n'y voir rien que d'impossible en effet — CORN., 2e disc.
1 autre citation
- Mais vous-mêmes, trompés d'un vain espoir de gloire — RAC., Alex. II, 2
3 Il se dit, dans un sens analogue, des choses, des actions, des sentiments qui ne réalisent pas leur objet. Un espoir trompé.
- Mais quoique de Pompée Je voie et la fortune et la valeur trompée.... — CORN., Pomp. I, 1
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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