vacance
- nature
- nom féminin
- diction
- [vakɑ̃s] · 2 syllabes
- usage
- 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 5
-
État d'une charge, d'une dignité, d'un poste vacant.
- Si, d’aventure, il restait sur place, attendant une vacance à l’usine, il travaillait à la mine et était payé par pipe de minerai extraite. Maurice Lecerf, Le Fer dans le monde, Payot, 1942
-
Temps pendant lequel les études cessent dans les écoles, dans les collèges et dans les lycées.
- J’avais vécu enfermée jusqu’alors, cloîtrée avec les Dames de Reims et quand je rentrais chez nous pour les vacances je n’avais pas eu la plus petite amourette. Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 51
-
Temps de repos qui est accordé à des employés dans un magasin, dans une banque, dans un établissement public ou privé, quel qu’il soit.
- Moi je rigole quand je pense À ceux qui partent en vacances En Bretagne ou en Provence Rien ne vaut l’air de Paris. Jean-Roger Caussimon, Paris jadis, 1977
-
Toute interruption que l’on s’accorde dans ses occupations ordinaires.
- Je ne travaillerai pas à mon livre ces jours-ci : je prends des vacances, je me suis donné des vacances.
- État d’une succession à laquelle on a renoncé ou que personne ne réclame.
Citation
Chaque vacance du trône est suivie d'une affreuse guerre civile
Origine du mot
Du latin văcāre (« être sans ») référence nécessaire (résoudre le problème).
Dans le dictionnaire latin : văcāre
1873 — le Littré
VACANCE s. f. (va-kan-s')
1 Temps pendant lequel une fonction, une dignité n'est pas remplie. La vacance du saint-siége.
- Chaque vacance du trône est suivie d'une affreuse guerre civile — MONTESQ., Esp. v, 14
2 Au plur. Temps durant lequel les études cessent dans les écoles, dans les colléges. Le temps des vacances. encore relevé aujourd’hui
Par extension.
- Vous êtes, vous ma fille, dans de véritables vacances, vous faites un usage admirable du beau temps ; dîner dans votre château est une chose extraordinaire — SÉV., 368
Fig.
- Il me semblait qu'il était ravi à Vichy d'être en vacances [séparé d'une mauvaise liaison], comme vous dites — SÉV., 368
Il se dit aussi quelquefois au singulier : un jour de vacance.
3 Temps, dit aussi vacations, où les tribunaux interrompent leurs fonctions.
- Je vous retire encore les vacances de la chambre de l'Arsenal ; ils se sont remis à travailler au bout de quatre jours — SÉV., 408
- Les vacances de la chicane font partir bien des gens — ID., 26 août 1675
Étymologie
Lat. vacantia (QUICHERAT, Addenda), de vacans, vacant.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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