érudition

nature
nom féminin
diction
[eʁydisjɔ̃] · 4 syllabes
usage
3 par million de mots

Sens et définitions

Nom 2

  1. Savoir minutieux dans un domaine restreint d'histoire littéraire, de la philologie classique, en histoire événementielle, ou dans les sciences annexes de l’histoire.
    • Ne valait-il pas mieux s’abstenir de toute étude que de s’embarrasser d’érudition ? Paul Guimard, L'Âge de Pierre, 1992
  2. L’ensemble des érudits (en un domaine donné).
    • Cette recension sera en même temps un éloge funèbre; l’auteur, frappé d’un coup subit et ridicule du sort, ne saura pas ce que l’érudition pense de son livre. Revue belge d’archéologie et d’histoire de l’art, 1935

Citation

Plus soigneux d'étaler de l'érudition que de parler avec précision
Bossuet, Var. 12

Origine du mot

Emprunté au latin eruditio (« instruction, connaissance, science, érudition, enseignement »).

Dans le dictionnaire latin : eruditio

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

ÉRUDITION s. f. (é-ru-di-sion ; en vers, de cinq syllabes)

1 Savoir approfondi dans les langues anciennes ou orientales, dans les origines des peuples, dans les inscriptions et les médailles, en un mot dans tous les documents qui fournissent les matériaux à l'histoire. La sûre érudition d'un du Cange. Livre plein d'érudition. encore relevé aujourd’hui

  • Plus soigneux d'étaler de l'érudition que de parler avec précision — BOSSUET, Var. 12
  • Les commentateurs, si abondants et si chargés d'une vaine et fastueuse érudition — LA BRUY., XIV
5 autres citations
  • Budé surtout communiqua à la nation française le goût de l'érudition grecque, l'ayant reçu lui-même de Lascaris son maître, qui avait été employé par Laurent de Médicis à établir cette fameuse bibliothèque de Florence — ROLLIN, Traité des Ét. I, 1
  • Je vois toujours en vous la politesse d'un grand seigneur, avec l'érudition d'un homme d'État ; vous auriez été digne d'être sénateur romain — VOLT., Dial. XII
  • La philosophie, qui forme le goût dominant de notre siècle, semble, par les progrès qu'elle fait parmi nous, vouloir réparer le temps qu'elle a perdu et se venger de l'espèce de mépris que lui avaient marqué nos pères ; ce mépris est aujourd'hui retombé sur l'érudition, et n'en est pas plus juste pour avoir changé d'objet — D'ALEMB., Encyclop. Disc. prélim.
  • Votre mépris pour l'érudition est très injuste ; c'est elle qui nourrit et fait vivre toutes les autres parties de la littérature, depuis le bel esprit jusqu'au philosophe — ID., Apol. de l'étude, Œuvres, t. IV, p. 223, dans POUGENS.
  • La vaste érudition, qui était sa partie dominante et comme son élément naturel, n'est pas notre objet principal, quoique nous ayons pour elle tout le respect et toute la reconnaissance qu'un enfant bien né doit à sa nourrice — ID., Éloges, Bouhier.

2 Choses érudites, recherches savantes, curieuses. encore relevé aujourd’hui

  • Elle semblait raser les airs à la manière Que les dieux marchent dans Homère ; Ceci n'est-il point trop savant ? Des éruditions la cour est ennemie, Même on les voit assez souvent Rebuter par l'Académie — LA FONT., Poésies mêlées, LXV
  • C'est une vieille traduction d'un vieil auteur en vieux français, réimprimé, non pour le public, mais pour mes amis amateurs de ces éruditions — P. L. COUR., Lett. I, 378
Historique

XVIe s.

  • En chaire ne se doit tenir propos qui ne soit totalement à l'erudition de son prochain et l'honneur de Dieu — MARG., Nouv. X
Étymologie

Lat. eruditionem (voy. ÉRUDIT).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « érudition » du Wiktionnaire.

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