étourdissement

nature
nom masculin
diction
[etuʁdisəmɑ̃] · 5 syllabes
attesté
1201
usage
2 par million de mots
parenté
étourdir

Sens et définitions

Nom 4

  1. Ébranlement causé par quelque chose qui étourdit.
    • Dès les premières marches qu’il eut à gravir, il fut pris d’étourdissements. Marcel Proust, La Prisonnière, Gallimard, 1923
  2. Objet ou procédé destiné à étourdir.
    • « étourdissement » […] tout procédé appliqué intentionnellement qui provoque une perte de conscience et de sensibilité sans douleur, y compris tout procédé entraînant une mort immé­diate […]. Règlement européen nᵒ 1099/2009 du 24 septembre 2009 sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort
  3. figuré Trouble que cause un malheur subit, une mauvaise nouvelle imprévue.
    • Un flot de sang neuf jaillit jusqu’à mon cerveau ; j’eus comme un étourdissement, et je dus m’accrocher fortement aux rebords de la croisée, pour n’être pas précipité dans le vide… Octave Mirbeau, Le Colporteur, 1886
1 emploi spécialisé
  1. Médecine État de trouble, d'insécurité, voisin du vertige, pouvant préluder à la perte de connaissance.

Citation

Vous avez des étourdissements ; comment avez-vous résolu de les nommer, puisque vous ne voulez plus dire des vapeurs ?
Madame de Sévigné, t. IX, Lett. 891, p. 60, dans POUGENS

Origine du mot

Étourdir. On trouve dans l'ancienne langue estourdison, et au XVIe siècle estourdiment, à côté d'estourdissement. — Littré, 1873

1873 — le Littré

ÉTOURDISSEMENT s. m. (é-tour-di-se-man)

1 Ébranlement causé par un coup violent ou par une forte commotion. Son étourdissement dura longtemps. encore relevé aujourd’hui

2 État de trouble cérébral qu'on éprouve soit en montant sur un édifice élevé, soit en regardant dans un abîme, soit par une cause interne. encore relevé aujourd’hui

  • Et comme sans mesure il veut toujours monter, Son étourdissement le fait précipiter — TRISTAN, Panthée, III, 5
  • Vous avez des étourdissements ; comment avez-vous résolu de les nommer, puisque vous ne voulez plus dire des vapeurs ? — SÉV., t. IX, Lett. 891, p. 60, dans POUGENS

3 Trouble où nous jette un malheur subit, une mauvaise nouvelle. Le premier étourdissement passé, on parvint à calmer sa douleur. encore relevé aujourd’hui

4 Action de s'étourdir sur.

  • Qu'est-ce donc, après tout, que leur malheureuse incrédulité, sinon une erreur sans fin, une témérité qui hasarde tout, un étourdissement volontaire et, en un mot, un orgueil qui ne peut souffrir son remède, c'est-à-dire qui ne peut souffrir une autorité légitime ? — BOSSUET, Ann. de Gonz.

5 État qui fait tourner la tête par orgueil, vanité, etc.

  • Il est bien difficile d'être aussi fortuné sans un peu d'étourdissement — MARMONTEL, Mém. X

6Terme de médecine vétérinaire. Sorte de maladie qui attaque les bestiaux.

Historique

XVIe s.

  • Quand il fut revenu de ce grand estourdissement, il demanda le nom de son vainqueur — Mém. sur du Guescl. ch. 2
  • Au lieu de servir à esteindre le feu, [les témoins d'un duel] aident à l'enflammer davantage, et souvent à la ruine d'euxmesmes, penitence tres meritoire à un tel estourdissement — LANOUE, 249
Étymologie

Étourdir. On trouve dans l'ancienne langue estourdison, et au XVIe siècle estourdiment, à côté d'estourdissement.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « étourdissement » du Wiktionnaire.

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