césure
- nature
- nom féminin
- diction
- [sezyʁ] · 2 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 5
- Syllabe qui finit un mot et commence un pied.
-
Rupture d’un mot en fin de ligne.
- La césure permet d’atténuer les irrégularités le long des marges ou en alignement justifié, de réduire les espaces insérés entre chaque mot. Collectif, Word 97 : fonctions de base, éditions ENI, 1999
-
figuré Espace laissé entre différents éléments.
- La première fois que j’ai réalisé un polyptyque, c’est parce que j’avais besoins de diviser une peinture en surfaces séparées. Il fallait absolument que je mette ces éléments distincts en dialogue les uns avec les autres et avec les vides ménagés par les césures. Pierre Soulages, Outrenoir. Entretiens avec Françoise Jaunin. La Bibliothèque des Arts, 2012, p.92
2 emplois spécialisés
-
Versification
Coupure d’un vers. Sorte de repos qui est placé en des endroits différents selon la nature des vers.
- …car pour y adapter sa musique, la jeune artiste en avait brisé les césures par quelques modifications qui pourraient étonner les admirateurs de la correction, souvent trop savante, de ce poète. Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844
- Génétique Cassure d’un brin. absent du Littré
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de césurer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de césurer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de césurer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de césurer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de césurer.
Origine du mot
Du latin caesūra (« action de couper, césure »), dérivé de caedere (« couper »).
Dans le dictionnaire latin : caesūra
1873 — le Littré
CÉSURE s. f. (sé-zu-r')
1 Dans la poésie latine, le vers hexamètre se divisant en deux parties inégales et impaires, l'une de cinq, et l'autre de sept temps (si la première avait sept temps, la seconde n'en avait que cinq), on appelait césure la première partie, considérée comme séparée du reste du vers ; c'est dans ce sens qu'on la disait semi-quinaire ou semi-septenaire. non relevé aujourd’hui
Dans les colléges, on nomme césure la syllabe qui termine un mot et commence un pied.
2 Dans la poésie française, repos marqué dans le vers de dix syllabes après la quatrième, quelquefois, mais rarement, après la cinquième, et dans l'alexandrin après la sixième syllabe. La césure sépare les hémistiches. Ce vers n'a pas de césure.
Étymologie
Caesura, coupure, césure, de caedere couper (voy. CÉSAR).
Supplément au dictionnaire
CÉSURE. Ajoutez :
3 La syllabe accentuée ou mieux la dernière syllabe sonore de la première partie d'un vers alexandrin ou d'un vers décasyllabe.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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