firmament

nature
nom masculin
diction
[fiʁmamɑ̃] · 3 syllabes
usage
4 par million de mots

Sens et définitions

Nom 3

  1. Sphère au-dessus des planètes qui environne la terre et à laquelle les étoiles fixes sont considérées attachées.
    • Les Grecs croyaient qu’il y avait autant de cieux que de planètes ; le huitième ciel, ou le firmament, était celui des étoiles fixes. Ajasson de Grandsagne, Histoire naturelle de Pline, vol. 11, 1831, page 447
  2. poétique Ciel.
    • C’était une soirée délicieuse : dans le firmament d’une douceur et d’une pureté inénarrables, la lune gravitait solitaire, chassant devant elle une multitude de petits nuages floconneux […]. Michel Séligny, Homme libre de couleur de la Nouvelle-Orléans, Presses de l’Université Laval, 1998
  3. figuré Le point le plus haut de quelque chose.
    • Du même coup, Antoine était remonté en flèche dans son estime. Il figurait à présent au firmament des héros de son enfance, à mi-chemin entre La Fayette et Bonaparte. Philippe Morvan, Ours, Calmann-Lévy, 2018

Citation

Dieu dit aussi que le firmament soit fait au milieu des eaux, et qu'il sépare les eaux d'avec les eaux
Lemaistre de Sacy, Bible, Genèse, I, 6

Origine du mot

Du latin firmamentum (« soutien »).

Dans le dictionnaire latin : firmamentum

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

FIRMAMENT s. m. (fir-ma-man)

1 Dans le langage de la Bible, cloison solide qui soutient le ciel et sépare les eaux supérieures des eaux inférieures.

  • Dieu dit aussi que le firmament soit fait au milieu des eaux, et qu'il sépare les eaux d'avec les eaux — SACI, Bible, Genèse, I, 6

Dans l'ancienne astronomie, le firmament était le huitième ciel dans lequel on supposait que les étoiles fixes étaient placées, et que l'on se représentait comme étant de cristal.

  • L'idée d'un firmament est de la plus haute antiquité ; on s'imaginait que les cieux étaient très solides, parce qu'on y voyait toujours les mêmes phénomènes — VOLT., Dict. phil. Genèse.

2 Dans le langage actuel, le ciel, la voûte circulaire où les astres semblent attachés. encore relevé aujourd’hui

  • J'ai quelquefois aimé ; je n'aurais pas alors Contre le Louvre et ses trésors, Contre le firmament et la voûte céleste, Changé les bois, changé les lieux.... — LA FONT., Fabl. IX, 2
  • Une infinité d'univers dont chacun a son firmament — PASC., Pensées, Disproportion de l'homme
1 autre citation
  • Quel astre brille davantage dans le firmament que le prince de Condé n'a fait dans l'Europe ? — BOSSUET, Louis de Bourbon.

Les feux du firmament, les astres.

  • On ôtera plutôt les feux du firmament — MAIRET, Sophon. IV, 7
Historique

XIIe s.

  • Mais par celui qui fist le firmament, Se mais i truis [j'y trouve] le Mancel souduiant, De mort novele l'asseür à mon brant — Raoul de C. 29

XIIIe s.

  • Judas Machabeus nos dist anchienement Que victoire n'est mie en grant masse d'argent N'en grant chevauceüres, ne grant plenté de gent, Ainçois vient dou segneur qui maint au firmament — RUTEB., 235
  • Il [saint Pierre] est li fermemens [ce qui affermit] de la pierre de sainte eglise — BRUN. LATINI, Trésor, p. 72

XVIe s.

  • Les gens entendus luiront comme la splendeur du firmament — CALV., Instit. 807
  • Si la vraye Eglise est colomne et firmament de verité — ID., ib. 835
Étymologie

Bourguig. fiermament ; provenç. fermamen ; catal. firmament ; espagn. firmamiento ; ital. fermamento ; du lat. firmamentum, action d'affermir, de firmare, rendre ferme (voy. FERME, adj. et FERMER).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « firmament » du Wiktionnaire.

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