forfaiture
- nature
- nom féminin
- diction
- [fɔʁfetyʁ] · 3 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
-
Manquement grave à ses responsabilités, à sa parole, notamment considéré comme une trahison.
- Le bouc émissaire servira d’alibi à toutes les forfaitures officielles. Le chef commet un massacre, un vol ou une injustice, à la suite de quoi, pour ne pas être inquiété, il invente un bouc émissaire et le livre à la vindicte populaire… Bernard Werber, Nous les Dieux, Albin Michel, 2004, page 235
1 emploi spécialisé
-
Droit féodal
Violation par un fonctionnaire public, un magistrat des devoirs essentiels de sa charge.
- Ce magistrat a été destitué pour forfaiture.
Citation
Le duc de Noailles était mal avec M. et Mme la duchesse de Bourgogne, et, par même forfaiture, en abomination à la cour d'Espagne
Origine du mot
Du latin forfeture (de foris factura, acte hors règle) qui signifiait en droit féodal « violation du serment de foi en hommage » .
Dans le dictionnaire latin : forfeture
1873 — le Littré
FORFAITURE s. f. (for-fè-tu-r')
1 Prévarication d'un magistrat. Il a été destitué pour cause de forfaiture.
2Terme de féodalité. Violation du serment de foi et hommage. Le fief pouvait être repris pour cause de forfaiture.
Par extension.
- Le duc de Noailles était mal avec M. et Mme la duchesse de Bourgogne, et, par même forfaiture, en abomination à la cour d'Espagne — SAINT-SIMON, 404, 17
XIe s.
- Qui tort eslevera ou faus jugement fera, seit en la forfaiture le rei de quarante solz — Lois de Guill. 41
XIIIe s.
- Se li sires prent le fief en se [sa] main, par le [la] reson de le [la] forfeture de celi qui tenoit en bail.... — BEAUMANOIR, XV, 17
XIVe s.
- Nous avons ordonné que les gardes auront la quinte partie de toutes les fourfaitures [confiscations] qu'il trouveront — Ord. des rois, t. III, p. 150
XVIe s.
- Cueurs endurcis par obstination, Voyez celluy qui de la forfaiture Du pere Adam faict satisfaction — J. MAROT, p. 221, dans LACURNE
- ....Ne crains point des Dieux la forfaicture [punition] ; Car contre amour loy ne peut estre faicte — ST GELAIS, p. 155, dans LACURNE
Étymologie
Forfaire ; provenc. forfaitura, forfachura.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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