fourniment
- nature
- nom masculin
- diction
- [fuʁnimɑ̃] · 3 syllabes
- attesté
- 1260
- usage
- 1 par million de mots
- parenté
- fournir
Sens et définitions
Nom 3
-
Ensemble des objets d’équipement à l’usage de chaque soldat.
- Les spahis aiguisaient leur grand sabre de combat, et astiquaient leur fourniment, avec force paroles et bravoure, verres d’absinthe et joyeux propos. Pierre Loti, Le Roman d'un spahi, 1881, page 102
-
Ensemble des objets d’équipement nécessaires à l’exercice d’une profession.
- Le brocanteur nous aida à charger tout ce fourniment sur la charrette à bras, qui avait laissé tomber une béquille, comme font les ânes au printemps. Marcel Pagnol, La Gloire de mon père, 1957
-
Étui ou récipient dans lequel le soldat ou le chasseur mettait la poudre autrefois.
- Fourniment : Espèce de bouteille de cuir bouilli, ou cornet de bois ou de corne dans lequel on met de la poudre. Nos soldats en portoient, avant que l’usage des cartouches fût introduit. Encyclopédie méthodique, Art militaire, tome II
Citation
Quand ce prince fait la revue de son régiment, il examine le fourniment du soldat ; le grand homme ne néglige rien
Origine du mot
Fournir ; provenç. formimen. — Littré, 1873
1873 — le Littré
FOURNIMENT s. m. (four-ni-man)
1 Anciennement, étui à poudre que portaient les mousquetaires à pied au XVIIe siècle. Adieu mes fourniments, adieu mon forniquet, Le crève-cœur d'un soldat, pièce de 1623.
Il se disait aussi de la poire à poudre des chasseurs.
- Il passe un cordon où pend le fourniment — LA BRUY., VII
- Chargé de son fusil, de son carnier, de son fourniment — J. J. ROUSS., Ém. IV
2 Aujourd'hui, buffleterie, objet d'équipement d'un soldat. Nettoyer son fourniment.
- Quand ce prince fait la revue de son régiment, il examine le fourniment du soldat ; le grand homme ne néglige rien — VOLT., Lett. Prusse, 35
Historique
XIIIe s.
- Chascuns mantiaus que marcheans achete au Lendi, doit un denier ; fournimens tanés à sollers en charrete doit deux deniers — Liv. des mét. 282
- Quiconques est cordouanier à Paris, il ne puet ne ne doit mestre viez euvre en fournement avecques nueve — ib. 228
XVIe s.
- Je pris plaisir à voir un carme reformé qui portoit son fourniment dans le derriere du froc — D'AUB., Faen. IV, 13
- Le nouveau soldat en chemise y gagna une arquebuse avec un fourniment tel quel, mais il ne voulut point prendre aucun habit — ID., Vie, XI
1 autre citation
- .... Et leurs soldats, quasi tous, morrions et fourniments dorez — CARLOIX, V, 32
Étymologie
Fournir ; provenç. formimen.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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