frisure
- nature
- nom féminin
- diction
- [fʁizyʁ] · 2 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 8
-
Façon de friser.
- En entrant tu pourrais tâter ton gousset et croire qu’on va te demander cinq francs ; mais il n’est extrait de toute espèce de poche que dix sous pour une frisure, et vingt sous pour une coiffure avec taille de cheveux. Honoré de Balzac, Les Comédiens sans le savoir, 1846
-
État de ce qui est frisé, en parlant de la chevelure.
- Sa nuque penchée avait surtout une adorable jeunesse, d’une fraîcheur de lait, sous l’or des frisures folles. Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893
- Ensemble des petites boules de laine qui se forment sur un tissu quand on en frise le poil.
- Fil d'or ou d'argent utilisé dans certaines broderies.
- Feuille de vigne en gelée. ^([1]) ^([2])
3 emplois spécialisés
- Histoire des techniques Façon donnée au poil de certaines étoffes de laine, draps, ratines.
- Textiles Fil d'or ou d'argent formant de petites spirales qu'on emploie dans les broderies liturgiques, les draps d'or ou d'argent.
- Textiles artificiels et synthétiques Ondulation dans l'espace, d'une fibre, d'un fil ou d'un câble.
Citation
Si peu que l'esprit des femmes s'élevât au-dessus de la préoccupation des modes, elles auraient bientôt un grand mépris pour leurs frisures
Origine du mot
Friser. — Littré, 1873
1873 — le Littré
FRISURE s. f. (fri-zu-r')
1 Façon de friser. repris par le Wiktionnaire
- Si peu que l'esprit des femmes s'élevât au-dessus de la préoccupation des modes, elles auraient bientôt un grand mépris pour leurs frisures — FÉN., t. XVII, p. 85
- On voyait cet officier général de soixante ans, assis sur un tronc d'arbre couvert de neige, s'occuper avec une imperturbable gaieté, dès que le jour revenait, des détails de sa toilette ; au milieu de cet ouragan, il faisait parer sa tête d'une frisure élégante et poudrée avec soin, se jouant ainsi de tous les malheurs et de tous les éléments déchaînés qui l'assiégeaient — SÉGUR, Hist. de Nap. XI, 10
Par extension.
- Ces deux oiseaux ne diffèrent entre eux que par la frisure des plumes — BUFF., Ois. t. VIII, p. 121, dans POUGENS
Fig.
- L'amour de la nouveauté avait amené dans le style la frisure, la découpure ; nous voulons dire les jeux de mots, les antithèses, les allusions, le style sautillant, — Mém. de Trévoux, dans le Dict. de DOCHEZ, au mot style
2 Chevelure frisée. Le vent a dérangé sa frisure.
- Je suis savant, je m'en pique, Et tout le monde le sait ; Je vis de métaphysique, De légumes et de lait ; J'ai reçu de la nature Une figure à bonbon : Ajoutez-y ma frisure, Et je suis monsieur Neigeon — LA HARPE, Corresp. lett. 86
3 Façon donnée au poil de certaines étoffes de laine, draps, ratines, où l'on forme le poil frisé en petits grains. repris par le Wiktionnaire
4 Fil d'or ou d'argent qu'on emploie dans certaines broderies. encore relevé aujourd’hui
Historique
XVIe s.
- Il en avoit la parole et le teint, La belle taille et la frizure blesme De ses cheveux, c'estoit Mercure mesme — DU BELLAY, IV, 22, recto.
- Les marques et signes qui descouvrent les hommes aspres et choleres, vous les verrez imprimez sur les visages des serviteurs, des frisures et esgratignures, et aux fers qu'ils auront aux pieds — AMYOT, Comm. refréner la colère, 40
Étymologie
Friser.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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