garance
- nature
- adj
- diction
- [ɡaʁɑ̃s] · 2 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 3
-
Plante herbacée à feuilles verticillées, lancéolées et accrocheuses, et à fruits charnus, dont une variété, la garance des teinturiers (Rubia tinctorum), fournit une matière colorante rouge.
- Elle tailla au sécateur du sureau noir et de la garance. Célia Houdart, Les Fleurs sauvages, P.O.L, 2024, page 42
-
Variété tinctoriale de cette plante, synonyme de garance des teinturiers (espèce de plantes).
- La garance est une plante de couleur vert clair aux feuilles effilées, rugueuses et collantes. Karin Delaunay-Delfs, Teintures naturelles: Plus de 130 recettes expérimentées et partagées, 2012
-
Couleur rouge vif que l’on tire de la plante du même nom.
- Un dur sur la besogne, son garçon ; il posait la garance et les épaulettes, et, en arrivant sur le champ, il s’y mettait plus fort que personne. Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 173
Adjectif 2
-
Qui a la couleur de la garance. #EE1010
- Les chasseurs alpins ne prononcent jamais le mot rouge. Ça date de l’époque de Napoléon III qui voulait que les soldats portent le pantalon garance. Rouge si vous préférez. Vous imaginez les bidasses en rouge sur la neige ? Laurent Pocry, Pour la peau d’un chamois, Coëtquen Éditions, Janzé, 2016, page 45
1 emploi spécialisé
- Industries Teinture fournie par la racine de garance.
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier de l’indicatif présent de garancer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de garancer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de garancer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de garancer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de garancer.
Citation
Il avait appris par une lettre de Hans Sloane, président de la société de Londres, que les os des jeunes animaux nourris avec de la garance se coloraient en rouge
Origine du mot
De l’ancien français warance, du latin médiéval warentia « teinture écarlate » (VIIᵉ siècle, capitulaire De Villis), altération du vieux-francique *wrattia, issu du germanique commun *wratjōn, duquel procèdent aussi le vieil anglais wrætte, vieux haut allemand rezza.
Dans le dictionnaire latin : warentia
1873 — le Littré
GARANCE s. f. (ga-ran-s')
1Terme de botanique. Plante de la famille des rubiacées, rubia tinctorum, L. cultivée à cause de ses racines, qui, desséchées et pulvérisées, fournissent une belle teinte rouge. En France, les pantalons de la troupe sont teints en garance. encore relevé aujourd’hui
- Il y a des garances que les étrangers nous vendent sous le nom de billon de garance, qui bien souvent n'est autre chose que de la terre rougeâtre mêlée avec quelque poussière de la garance, ou de la grappe de celle qui a été déjà employée dans leur pays, — Instr. génér. pour la teinture, 18 mars 1671, art. 298
- Il avait appris par une lettre de Hans Sloane, président de la société de Londres, que les os des jeunes animaux nourris avec de la garance se coloraient en rouge — CONDORCET, Duhamel.
Garance robée, celle dont on a ôté la première écorce et le cœur.
2 La couleur rouge qu'on tire de cette plante. Une étoffe teinte en garance. encore relevé aujourd’hui
3 Adjectif invariable. Draps garance, draps teints en garance. Une veste garance. Le rouge garance.
Historique
XIIIe s.
- Boire caniele et warance en vin — ALEBRANT, f° 28
- Semence de guarence ne de gaude ne doit noiant — Liv. des mét. 292
XIVe s.
- Warenche — DU CANGE, warancia
- galance — ID., garantia
XVe s.
- Le cheval qui porte warance — ID., warenchia.
XVIe s.
- Rubia tinctorum, aultrement racine d'herbe qui teint en garance — PARÉ, XIII, 30
- La garance est en ce fort à admirer, qu'elle teint l'urine à celui qui la tient et la manie entre ses mains ; qui plus est, elle rend la chair et les os rouges des bestes qui en ont esté nourries quelque temps — CH. ESTIENNE et J. LIEBAULT, Maison rustique, éd. de 1598, liv. II, p. 174, dans RICHELET
Étymologie
Origine douteuse. Du Cange dit que varantia a été dit pour verantia, de verus, vrai, à cause de la beauté de cette couleur rouge ; ce qui donne quelque appui à cette conjecture, c'est qu'on trouve dans le bas-latin veranter, véritablement, et verare, vérifier.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (profondeur)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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